INTERVIEW SAM RIVERSAG

Bonsoir Sam,

Merci d’avoir accepté de jouer le jeux

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, qui êtes-vous ?

Je suis française, j’exerce le métier de juriste, et j’ai écrit un premier roman qui parle d’amour et d’amitié, de nouvelle vie après une déception. Une histoire simple avec une grande dose d’humour pour redonner le moral.

Mes héroïnes sont un brin loufoques et déjantées, elles lisent l’avenir dans les cartes et pratiquent le Ouija. Mais surtout elles croient au prince charmant et ne reculent devant rien pour le trouver. Leurs personnalités ont su conquérir le coeur des lecteurs quel que soit leur âge. L’amour est universel et les femmes se sont reconnues en elles, elles ont connu les mêmes sentiments. La passion est mauvaise conseillère… Ce livre a eu un succès international, il parle d’une star de cinéma, des fans qui seraient prêts à tout pour le rencontrer.

Depuis combien de temps écrivez-vous ?

Cette passion remonte à l’enfance, je lisais beaucoup et cela m’inspirait des histoires. J’écrivais des nouvelles où les héros étaient des enfants et des chiens, et des lettres à ma mère parce qu’elle me manquait. Ensuite, je me suis mise à la poésie, pendant l’adolescence, la période était propice.

Comment est né « Pour un selfie avec lui » ?

C’est arrivé par hasard, à l’occasion d’une convention « SHERLOCK » qui se passait à Londres. Il y avait énormément de fans qui venaient de tous les continents, tous se réunissaient pour connaître les dessous du tournage de la célébrissime série British, et pour voir les acteurs. Le plus attendu était bien entendu celui qui incarne Sherlock, le grand héros de la série, Benedict Cumberbatch. Quand il est arrivé, tous les mobiles se sont levés, les acclamations ont fusé dans tout le hall.

Les gens étaient surexcités, ils attendaient leur tour pour avoir une photo avec lui.

Une fille est ressortie du studio avec sa photo avec Benedict serrée sur son coeur. Elle s’est jetée dans les bras de sa mère avec émotion. On aurait dit qu’elle tenait le saint Graal… Cela m’a donné une idée. J’allais essayer d’écrire un roman dont l’héroïne principale serait une fan de Cumberbatch.

Voilà comment Mary est née. Lola l’a suivie de près. Il me fallait une fille au caractère totalement opposé afin de jouer sur le comique de contraste. Et comme j’aime l’Angleterre et l’Espagne, j’ai inventé une anglaise un peu flegmatique et une hispanique au sang chaud. Le tour était joué.

Qui est cet acteur qui fait rêver Mary ? Est-ce que vous aussi vous voudriez un selfie avec lui ou sinon avec qui ?

C’est l’acteur qui a été révélé grâce à la série TV Sherlock. Depuis il est connu à Hollywood. Il a tourné des films tels que “The fifth power”, “La taupe”, “The imitation game”, “Star Trek”, “Doctor Strange”,  “War horse”, “The current War”, “Reviens-moi”. Des séries: “Parade ends”, “The child in time”. Il campe souvent des personnages intellectuellement extrêmement brillants, qui ont un sentiment de supériorité et quelques déboires dans la vie sociale. Il a été nommé plusieurs fois acteur le plus sexy de l’année, il est photogénique. Il a des millions de fans dans le monde entier. Toute la toile s’est déchaînée pour le dessiner avec ses pommettes saillantes, il y a même des mangas sur la série Sherlock. Son interprétation d’Hamlet a battu tous les records d’affluence, les billets étaient tous vendus dès le premier jour, et les gens ont campé pendant 3 mois devant le théâtre jour et nuit pour tenter d’obtenir des places revendues.

Oui, j’aimerais bien un selfie avec lui…

Sinon avec qui ? Avec Louis de Funès si c’était possible!

Qui vous a inspiré vos personnages ?

 Mary et Lola sont des descendantes de Bertie et Jeeves, qui sont des personnages de P.G.Wodehouse. Jeeves est l’intello qui tire Bertie de toutes les mauvaises situations. Bertie se fourre toujours dans des situations difficiles. Il ne peut plus se passer de son majordome.

Les personnages secondaires sont des stéréotypes, ce sont mes lectures et aussi le cinéma qui me les ont inspirés, parfois aussi des gens croisés dans la vie…

Avez-vous des points communs avec Mary ? Ou qui vous a inspiré ce personnage ?

 J’ai quelques points communs. Comme elle, j’aime les stars, dont Benedict Cumberbatch. Je l’ai vu jouer Hamlet et je vais voir tous ses films. J’aime l’amitié, c’est important pour moi. Je suis gentille  et ne recherche pas le conflit. Je fais confiance. Son nom m’a été inspiré par Marion Cotillard. Au début, le personnage s’appelait Marion, mais comme elle était anglaise, je l’ai rebaptisée Mary. Elle n’a pas les yeux bleus, mais elle aurait aimé les avoir! Comme Marion…

Sa crédulité vient plutôt de Bridget Jones, elle est comme elle, amoureuse, sous le charme d’un faux-jeton comme Hugh Grant…

Quel est votre moment propice pour écrire ? Avez-vous des rituels ?

 J’aime bien écrire le soir, quand tout est calme et que mon esprit vagabonde…

Je n’ai pas de rituel, je me mets devant l’ordinateur, n’importe où, et je laisse courir mon imagination… J’aime aussi me promener, beaucoup d’idées viennent pendant que je marche au milieu des arbres. La nuit, je me réveille parfois, et je note des idées, des dialogues entre mes personnages. Il faut dire qu’ils sont un peu envahissants, à cause de leurs forts tempéraments!

Comment avez-vous vécu le confinement ?

 Pas trop mal. Inquiète, mais prudente. Je me suis réfugiée dans l’écriture. J’en ai profité pour faire ce que je n’avais pas le temps de faire.

En avez-vous profité pour écrire ?

 Absolument.

J’ai siroté votre livre (sans la piscine) mais vous quel livre allez-vous siroter au bord de la piscine cet été ?

 Je finis d’abord « Royal Flush » de Lynda La Plante, puis « L’accusé » de John Grisham et je vais relire « L’adieu aux armes » d’Hemingway.

Peut-on avoir quelques infos sur votre prochain roman ?

C’est un roman policier avec des personnages attachants. Il y a un commissaire un peu bougon, avec un coeur d’or, un inspecteur sexy et mystérieux, une psychologue romantique mais arriviste, un jeune écrivain en herbe. L’histoire commence à Paris puis se déroule en Europe et en Amazonie. L’intrigue a pour fond la passion et la trahison.

Une dernière chose à ajouter ?

 Merci beaucoup pour cette interview, Calysia, j’ai passé un excellent moment avec vous et j’espère que vos lecteurs prendront autant de plaisir à nous lire que j’en ai eu à me confier à vous.

Je ne manquerai pas de vous parler de mon prochain roman à sa sortie, j’ai vraiment apprécié vos questions, elles étaient pleines d’intérêt, elles m’ont permis de faire découvrir à vos lecteurs le making-off de « Pour un selfie avec lui »

Je vous souhaite beaucoup d’autres interviews, je suis persuadée que de nombreux auteurs auront envie de me suivre dans cette voie.

INTERVIEW ALICE NEVOSO

Alice Nevoso est l’autrice de « Jalouse, moi ? Pourtant, j’ai une vie passionnante ! » Merci à elle d’avoir accepté de répondre à quelques questions.

Pouvez-vous vous présenter, en quelques mots.

Je vais bientôt avoir 40 ans, je suis enseignante et maman. J’aime (en vrac) le chocolat, les histoires du passé et du présent, les théières, l’Art, les enfants, et le papotage avec mes copines.

Depuis combien de temps écrivez-vous ?

J’ai des idées de romans depuis 3-4 ans. Mais je noircis des cahiers depuis mon adolescence.

Comment vous est venue l’idée de ce roman ?

C’est d’abord le personnage de Clara qui s’est imposé à moi. La seule façon pour Clara de contrer ses angoisses est d’envisager le pire, d’aller au bout de ses idées délirantes et d’utiliser l’autodérision pour faire barrage à ses obsessions. Et puis, j’ai essayé de construire un univers autour d’elle.

On dit souvent qu’un auteur(e) met un peu de lui/elle quand il/elle écrit, quel est votre point commun avec Clara ? Et de façon générale, qui vous inspire vos personnages ?

J’ai beaucoup de points communs avec Clara, et je soigne mes névroses en les exagérant !! Pour tous les personnages, j’aime m’inspirer de la vie réelle : amis, collègues, inconnus croisés au gré des rencontres, etc. Je digère leurs histoires et je les transforme…

Dans votre livre, Clara aime la BD, est-ce aussi votre cas ?

Oui, j’aime bien lire des BD de temps en temps, et avec mes enfants, j’en lis de plus en plus ! Mais en fait, dans ce roman, je voulais parler de la création en général, car j’ai plusieurs amies qui ont un tempérament artiste (et même une vie artistique), et cet univers de la création me fascine. Savoir comment les idées viennent, à quel point elles sont fugitives et comment on peut les « capter » : c’est un mystère pour moi…

Pourquoi le choix de l’autoédition ?

J’ai fini d’écrire mon roman pendant le confinement (lors de soirées où enfin le calme était revenu à la maison !). C’était une situation inédite, et l’envoi de manuscrit était bien entendu impossible. Alors je me suis dit : « pourquoi pas tenter l’auto-édition ? ». En plus,  cette solution permet de tester son roman auprès des lecteurs et d’avoir un retour direct ! J’ai eu beaucoup de messages très bienveillants, de critiques constructives et j’ai fait de belles rencontres virtuelles !

Quel est votre moment propice pour écrire ? Avez-vous des rituels ?

J’aime écrire tôt le matin ou tard le soir, en buvant des hectolitres de thé ou de tisane.

Quels sont les auteurs que vous admirez ?

De façon générale, j’aime la littérature féminine. Les auteures que je révère par-dessus tout sont Isabel Allende, Ludmila Oulitaskaïa, Zoé Valdès ou Fatou Diome. J’aime leur style unique, leur vision du monde, et leur façon de parler des femmes.

Plus récemment, j’ai découvert la « chick literature » venue d’outre-Manche, et j’aime beaucoup les romans de Sophie Kinsella, qui sont fins, pétillants et drôles.  Côté français, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire les œuvres de Marie Vareille.

Nous venons d’être confinés durant plusieurs semaines, avez-vous écrit pendant cette période ? Avez-vous profité pour vous lancer dans un nouveau roman ?

Oui, j’ai commencé à écrire un second roman, ma tête déborde d’idées, mais il faut canaliser tout ça. Les thèmes que j’aimerais aborder sont : la maternité, la transmission, et bien sûr, la condition féminine…

Merci Alice

RENDEZ-VOUS AVEC LA VIE

Une douleur lancinante se fit au creux de ses reins, la sortant brusquement du sommeil. Elle se cambra tentant de la chasser, même si elle savait que c’était, de toute façon, sans espoir. Une tension se fit autour de son ventre, comme s’il cherchait à s’étendre à l’infini. Depuis, hier soir, elle avait mal, mais elle n’osait rien dire, elle savait qu’au fil des heures, ses souffrances se feraient plus intenses entre ses reins. Mais au final, sa douleur deviendrait une délivrance et un nouveau jour se ferait dans sa vie de femme.

Elle se redressa sur son lit jusqu’à s’y asseoir, jusqu’à ce que la douleur se fasse moins vive. Elle savait, qu’à partir de maintenant, elle ne pourrait pas se rendormir. Elle tapota son oreiller en silence et s’allongea sur le dos lentement. Elle fixa ses yeux au plafond et respira longuement et profondément, afin de se détendre, ou tout du moins d’y tenter.

Elle aimait ces instants où tout était silencieux dans la maison, où tout s’éveillait lentement autour d’elle. Elle aimait entendre la vie se créer dans chaque foyer qui l’entourait. Elle aimait la naissance d’un nouveau jour, et le soleil qui se levait paresseusement sur l’horizon, faisant rougir ses volets, éclairant chaleureusement la chambre à coucher. Cette lumière d’un nouveau jour qui lui laissait espérer que ce soir, enfin, elle le verrait et le serrerait dans ses bras. Lui qu’elle avait tant attendu.

Elle savait que, le moment venu, des larmes envahiraient ses joues. Mais lorsqu’elle le verrait, elle serait tellement heureuse que l’eau salée que ses yeux déverseraient, ne serait qu’un détail dans ce bonheur absolu que la vie lui offrait. Elle avait tant attendu, tant espéré ce jour où enfin, il viendrait à sa rencontre qu’elle finissait par s’impatienter de temps de temps.

Elle souffla de nouveau longuement, lorsqu’une douleur remonta entre ses reins, un sanglot jailli de ses lèvres. Elle tenta de camoufler en mettant sa main sur sa bouche. Elle voulait que tout, autour d’elle, reste silencieux, comme le jour qui se levait lentement à l’extérieur des volets clos. Elle voulait garder ce moment pour elle seule, ce dernier matin dont elle se souviendrait toute sa vie. Cet infime moment qui la mènerait vers un nouveau chemin, sur lequel elle serait désormais accompagnée.

Son mari, allongé à ses côtés, se mit à bouger dans son sommeil. Elle retient son souffle espérant ne pas l’avoir réveillé. Il passa, machinalement, son bras autour d’elle. Elle savait qu’il s’inquiétait depuis quelques jours. Il lui avait dit déjà qu’il la trouvait plus fatiguée qu’à l’accoutumé. Elle, elle tentait de ne pas le paraître, dormait souvent après déjeuner, afin de récupérer de ses insomnies matinales. Elle ne voulait pas qu’il s’inquiète pour elle inutilement. Car, finalement, ce qui comptait le plus à ses yeux, c’était son rendez-vous, qui de jour en jour, se rapprochait.

Le matin, son mari avait peur de la laisser seule, et il espérait seulement ne pas manquer le rendez-vous, qu’elle fixerait à sa guise. Il espérait qu’il pourrait rapidement la rejoindre, afin de lui tenir la main et de rester à ses côtés tout le temps qu’elle aurait besoin de lui. Avant de partir, il trouvait une excuse pour retarder son départ de quelques minutes. Puis, il partait en courant, avant de monter rapidement dans sa voiture.

Mais elle, tout comme lui, savait que ce n’était pas eux qui pourraient fixer ni la date ni l’heure exacte de ce rendez-vous. Mais après tout, elle était heureuse et elle lui prit la main en pensant à la première fois où elle avait entrelacé ses doigts aux siens. Cela commençait à dater maintenant. Mais chaque jour à ses côtés avait été pour elle, des jours merveilleux, même si parfois, ils avaient été durs. Mais à ses côtés, la vie lui avait toujours semblait plus douce. Cela faisait cinq ans, maintenant qu’ils s’étaient croisés et enfin aimés.

Elle souffla lentement chassant la nouvelle douleur qui s’éveillait en elle. Elle se tourna son visage pour regarder l’heure. Il était à peine 5 heures du matin. Le rendez-vous serait pour aujourd’hui, fit-elle en chassant une goutte de sueur sur son front. Légèrement, elle se releva sur le matelas, enlaçant son ventre de sa main, le caressant, en prononçant des mots d’amour que seul un être invisible aurait pu entendre.

Lentement, elle s’approcha de son mari et, d’une voix tendre, elle lui dit qu’il était l’heure de partir. Elle lui caressa le visage, déposa, sur ses lèvres, un baiser. Elle s’assit sur le lit, souffla profondément et se leva lentement. Elle se dirigea vers la salle de bain où elle avait déjà préparé des vêtements propres, au cas où elle aurait besoin de partir rapidement de la maison. Elle voulait, elle ne savait pas pourquoi, partir de la maison, en étant présentable. Sa valise, quant à elle, était déjà dans le coffre de la voiture, depuis plusieurs jours. Elle avait déjà tout prévu, mais ne manquait pas d’y jeter un coup d’œil régulièrement.

Quand, elle se rendait dans le garage, à la nuit tombée, pour vérifier son contenu, elle défaisait alors la valise à même le coffre. Là, elle comptait les affaires, tout en les pointant sur une liste qu’elle avait établie. Après quelques minutes, la porte du garage s’ouvrit et son mari la prit dans ses bras. Il la rassurait de sa voix douce en lui répétant que tout allait bien se passer. Il lui disait qu’il l’aimait et qu’il était l’homme le plus heureux de la terre. Alors il refermait la valise et le coffre et en réajustant le cardigan de sa femme, pour pas qu’elle n’attrape pas froid. Puis, il éteignait la lumière et la menait, par la main, jusque dans la chambre, où l’un contre l’autre, ils s’endormaient enfin.

C’est ainsi que sa soirée avait commencé, pensait-elle en arrivant sur les lieux du rendez-vous. Et très vite, on l’avait prise en charge, elle n’avait plus rien à faire puisqu’elle approchait de l’heure fatidique. Son mari restait auprès d’elle et comme à son habitude, il lui parlait d’une voix douce et posée.

Autour d’elle, on virevoltait dans tous les sens, tant bien que mal, dans une pièce trop petite pour autant de gens. Elle les regardait sans rien dire, leurs mouvements devenaient soporifiques et elle rêvait d’une bonne nuit de sommeil enfin où elle ne serait plus dans cette interminable attente.

Pour elle, on avait des gestes précis. Les gens savaient ce qu’ils faisaient et comment ils devaient agir vis-à-vis d’elle. Ils allaient même jusqu’à anticiper ses moindres besoins. On lui parlait doucement, on l’encourageait, on la rassurait. Tout se passerait bien.

Pourtant, son rendez-vous semblait se faire attendre et elle commençait à s’impatienter. Heureusement, son mari était resté à ses côtés. Il avait fini par s’endormir sur la chaise, installée à côté d’elle. De temps en temps, il se réveillait, se levait et lui prenait la main. Il l’embrassait et lui souriait.

Pour l’heure, elle se sentait dépassée par les événements. Elle ne savait que faire. Son mari non plus, ne trouvait plus les mots, alors que les minutes s’égrainaient lentement. Elle voyait qu’il était nerveux, et lorsque leurs regards se croisaient, ils se souriaient sans rien dire. Lui, également, la voyait attendre et de minutes en minutes avoir toujours plus mal, se cabrer davantage, souffler plus profondément. Elle ne disait rien sur sa souffrance, sur son attente et se contentait de le regarder, tentant de sauver les apparences, avec un visage qui se noyait derrière sa sueur.

Il essuya une perle de sueur qui s’était formée sur le front, de sa femme, et se leva de sa chaise. Il devait avaler un café afin de pouvoir rester éveillé et patienter avec elle. Il s’en voulait de s’endormir sur sa chaise alors qu’elle avait besoin de lui. Elle le regarda sortir le suivant des yeux et en soufflant longuement. Elle savait qu’il ne tarderait pas et dans ses yeux, elle voyait qu’il était aussi impatient qu’elle, et elle reprit courage.

Elle respirait par petites bouffées, comme on le lui indiquait. La douleur s’était faite plus intense, plus vive, prête à la déchirer au plus profond de sa chaire. Les mouvements s’étaient intensifiés en elle, tournant glissant. Son mari debout à ses côtés tentait de sourire pour lui donner du courage et lui montrer que tout allait bien, l’aidant dans son épreuve par sa simple présence.

On la souleva par les bras, et la femme qui était en face d’elle lui dit quelque chose qu’elle n’entendit pas. Elle était déjà ailleurs et sentait enfin son rendez-vous arriver. Elle ne cessait de penser à cette rencontre, enfin maintenant presque touchable du bout de ses doigts.

Le Jour et l’instant avaient été bien choisis, elle demanda l’heure, 9 heures à peine. Elle savait que le moment était enfin venu et elle ne voulait pas être en retard. Elle souffla en poussant une dernière fois, sous l’ordre des gens qui l’entouraient et elle entendit un cri de délivrance auquel elle mêla le sien. Elle voulait le voir enfin après avoir tant attendu. Elle voulait le tenir dans ses bras, le serrer contre son cœur, croiser son regard.

Enfin, elle put le présenter à son mari qui était resté à ses côtés, et l’embrassait avec un large sourire aux lèvres. Elle, elle l’avait côtoyée depuis 9 mois, elle le connaissait déjà un peu, pourtant sans jamais avoir vu son visage. Chaque jour qui s’était écoulé, elle les avait passés à ses côtés sans jamais le croiser, mais toujours en lui donnant tout son amour.

Enfin, on lui tendit un petit être qui gigotait maladroitement, tout en pleurant. Il était son petit ange, mais aussi le sien à lui. Il était si petit entre ses mains. Elle le voyait si fragile, mais elle en ferrait un homme fort. A cet instant, les souffrances qu’elle venait de vivre s’envolèrent de son esprit. Elle déposa un baisser sur son petit crâne où un duvet fin avait poussé, lui faisant des cheveux.

Lentement, on souleva son fils de son ventre. On devait le nettoyer, lui faire une toilette, afin de le rendre présentable pour les visites qu’il aurait tout au long de la journée. On devait également le peser et le mesurer afin d’inscrire ces informations dans le carnet de santé qui le suivrait pendant toute sa vie.

Pendant ce temps, elle embrassa son mari et pour la première fois elle réalisa qu’elle le voyait pleurer. Il réalisa que ses larmes avaient coulé et s’essuya les yeux sans rien dire, comme si bêtement, il essayait de se cacher. Elle prit le col de sa blouse l’attirant à elle, aux creux de son oreille, elle lui dit merci. Il dit très tendrement que c’est lui qui devait la remercier de lui avoir donné un aussi beau fils.

Enfin, on lui tendit de nouveau ce petit être, enveloppé dans un drap blanc. Le petit ange semblait s’être endormi. Elle regarda son mari, de nouveau, il s’était remis à pleurer. Lentement, des larmes se mirent à couler de ses propres yeux. Alors ensemble, ils rirent mêlant la joie de leurs larmes à la naissance de leur fils avec lequel ils avaient pris un rendez-vous avec la vie.

Hommage

Elle était assise entre les murs blancs. Elle parlait sans réfléchir et le flux de ses paroles s’enchaînaient sans discontinuer. Elle marqua une pause pour la première fois en dix minutes. Dans ce silence, sa voix lui revient en écho.

Elle ne la reconnut pas.

Elle vit le reflet de son visage sur un tableau accroché au mur. Ce regard n’était plus le sien.

Il était vide, sombre et triste.

L’homme tourna son regard vers elle. Il lui proposa un café. Elle répondit qu’elle préférait rentrer chez elle, tout oubliait de cette nuit d’horreur.

Elle dit que finalement elle avait besoin d’un mouchoir. Il lui tendit la boîte qui était dans son tiroir. Sa vision se voila rapidement et les larmes se mirent à couler.

Texte écrit au lendemain des attentats du Bataclan

LA FILLE DU TRAIN

Elle était assise sur la banquette du train régional, de 19 h 34, qu’elle prenait chaque soir de la semaine. Tout comme moi, elle rentrait chez elle, après sa journée de travail. Elle était, comme chaque jour, assise à la même place, sur la banquette orange à trois places, celle juste après la porte vitrée. Elle s’était assise contre la fenêtre, et avait posé le coude contre le rebord de couleur beige, attendant que le train quitte le terminus pour se rendre à celui situé à l’opposé.

Grâce à elle, le trajet m’était devenu moins gris, parmi cette foule d’anonymes avec qui je partageais, en silence, ce wagon, depuis tant de mois. Ce même trajet, aujourd’hui, était devenu à mes yeux, bien trop court, et cela grâce à sa seule présence. Je passais les minutes, qui me semblaient des secondes, à la regarder, en la dévorant presque de mes yeux, à défaut de pouvoir la dévorer de mes lèvres avides.

Dans sa main, comme tous les soirs, elle tenait un stylo à encre bleue, qu’elle ne cessait de faire couler sur son carnet à couverture bleu et à petits carreaux. Je pensais souvent qu’elle devait aimer le bleu, sans doute pour l’immensité de ses teintes, pour en avoir fait si souvent son compagnon le plus fidèle d’écriture.

Au travers de cette encre, je découvrais l’immensité de la mer et l’infini du ciel sous lequel elle vivait, sans que je la sache, depuis des années, à mes côtés et qui me donnait envie de m’évader. J’aurais tellement voulu voir le fond de ses yeux, afin de lire le fond de son cœur. Je voulais regarder autre chose que ces carreaux sales, à travers lesquels je ne voyais que la grisaille du monde amer et qui m’isolait loin d’elle. Son reflet se dessinait devant moi, comme un mirage en plein sahara, et elle devenait irréelle, intouchable et filait, sous mon regard, à la vitesse du paysage que le train croisait.

J’aurais voulu lui prendre la main sur une plage au soleil couchant, entrelacer ses doigts aux miens, comme pour mieux lier nos cœurs, l’un à l’autre. En fermant les yeux, je l’imaginais dans mes bras regardant les vagues agitées de l’océan et le ciel embrasser l’eau de ses couleurs vives aux teintes qui se faisaient nuit. Je voulais l’allonger sur ce sable fin et sentir sa peau chaleureuse qui sentirait les saveurs fruitées de l’été.

Mais les agitations de la machine et les conversations des passagers du train me ramenaient au présent où elle n’était rien d’autre qu’un songe intouchable. Dans cette réalité, elle était cette fille du train qui ne me voyait pas et pour qui, je n’existais pas. Je semblais être l’homme invisible à ses yeux, alors que dans les miens elle brillait de milliers de couleurs, telle une voûte étoilée que traversait un arc-en-ciel.

De temps à autre, elle relevait la tête de son carnet, comme on sort d’un long et profond sommeil. Ses yeux étaient gonflés et son visage semblait chercher un point qu’elle aurait pu reconnaître afin de se remémorer l’endroit où elle se trouvait. Alors, quand elle surgissait de ses rêves bleutés, elle regardait par la fenêtre, pour reprendre son souffle comme après une course folle. Celle que ses doigts venaient d’achever sur le papier ou celui de son esprit qui ne cessait de lui dicter ses mots à toute vitesse. Les cheveux en bataille, elle plongeait ses yeux vers l’horizon l’éloignant davantage encore de moi.

Le paysage rural, alors, défilait devant ses yeux. Il était devenu notre quotidien, soir après soir. Il me semblait qu’elle le découvrait, à chaque fois, pour la première fois, comme un enfant qui découvre un jouet le soir de Noël, avec un regard rempli de surprise. Elle avait ce don, qui me faisait découvrir le monde, et à travers ses yeux, il me paraissait moins sombre.

Elle regardait cette nature qui défilait devant nos yeux, des siens, elle soulignait chaque espace et chaque forme qu’elle croisait. Et moi du coin de l’oeil, je dévorais les siennes, à défaut de ne pouvoir le faire de mes mains. Elle était si belle quand elle avait ce regard de découverte, tel un conquistador débarquant sur un nouveau continent. Elle avait, sur le monde, ce regard d’enfant, si nouveau et si innocent. Puis elle croisait mon regard sur la vitre, rougissait comme si elle avait été impudique de m’avoir frôlée.

Puis, elle replongeait de nouveau dans son carnet, s’enfermant dans son univers fait de mots. Elle se barricadait dans un monde, où derrière elle, elle fermait la porte à double tour. Un endroit dans lequel, je n’existais pas et où elle ne savait pas que je respirais, de loin, la douce odeur musquée de son parfum. Elle ne savait pas que j’attendais à sa porte. Je voulais qu’elle sorte de derrière ses murs qui m’empêchaient de partager avec elle des moments, où son stylo laisserait place à sa voix. Elle ne me voyait pas assis là à côté d’elle avec le seul espoir qu’elle me regarde enfin. Elle ne me voyait pas lire par-dessus son épaule, ces mots où elle décrivait des instants de la vie d’une femme et je me demandais si elle parlait de la sienne.

Elle enchaînait les pages faisant de toutes ses feuilles, qu’elle entassait à l’arrière de son carnet, ses partitions. Sa musique des mots me semblait douce à l’oreille rien qu’à la regarder assise sur sa banquette. De sa voix, que je n’avais jamais entendue, j’aurais voulu qu’elle me lise ces instants, qu’elle me fasse découvrir son œuvre, afin que je puisse, comme étant enfant croire en l’innocence des mots d’adulte.

Elle usait les stylos les uns après les autres, et j’en découvrais régulièrement de nouveau design et de nouvelle courbe, dévorant les siennes des yeux. J’aurais voulu les décrire de mes propres mains avec mes propres mots. Mais elle me semblait si douce que j’avais peur de la salir des lignes de ma main et qu’inconsciemment, je ne me rapprochais jamais d’elle, mais m’en éloignais toujours davantage. Quel pêché avais-je donc commis pour ne pouvoir que la lire de loin sans jamais pouvoir tourner les pages du livre de sa vie.

Souvent, je me disais que son inspiration devait lui venir d’un autre monde. Car elle ne cessait d’écrire, à toute vitesse, des mots qui se suivaient les uns aux autres avant même qu’elle n’ait eu le temps d’écrire le précédent. Je me demandais par quelle magie, elle pouvait ainsi attirer à elle, tous ces mots et former des phrases. Je me demandais à quoi ils pouvaient bien lui servir et s’il avait une autre signification à ses yeux. Si, entre les lignes d’autres mots venaient s’écrire à l’encre invisible. De ce fait, je me demandais qu’elle était son métier pour qu’elle soit ainsi si inspirée, où était-ce simplement la vie qui l’inspirait.

Parfois, un mot s’échappait et venait danser devant mes yeux. Ils étaient faits d’amour, et parfois, il me faisait verser une larme, ils étaient drôles et si durs à la fois. Je me demandais si ses propres mots la touchaient où s’ils n’étaient que des compagnons de train. Je me demandais ce qu’elle vivait pour écrire ainsi une vie si opposée, l’une à l’autre, ce qu’elle cherchait et ce qu’il manquait à sa vie pour ne plus en faire que des rires et oublier les larmes que ses mains versaient sur le papier.

C’est pourquoi, je me demandais si quelqu’un partageait sa vie, si quelque part quelqu’un l’aimait. Et si finalement, elle n’écrivait pas de longues lettres d’amour, à quelqu’un qui était séparé d’elle par les kilomètres. Je ne le savais pas et elle ne m’aidait pas à le deviner. Sur sa banquette, elle restait silencieuse de sa voix, mais ses mains continuaient de parler dans un débit qui me semblait fou.

Le train avait démarré depuis longtemps, lorsque je finissais par m’en rendre compte. J’étais assis à côté d’elle, et pourtant elle me manquait déjà. J’allais passer la nuit, à imaginer notre rencontre du lendemain, identique à celle de tous les autres jours. La locomotive se balançait sur les rails, la faisant sauter de tout son corps sur la banquette défoncée par les années. Mais même les cris de cet animal, fait de fer, ne semblaient pas, le moins du monde, la perturber dans son travail.

Quelquefois, je m’essayais tout contre elle, quand le nombre de passagers me le permettait. Je sentais son parfum doux et sucré, qui réveillait, dans mes narines, une enivrante douceur qui coulait entre mes veines. Je me délectais de la chaleur de son corps contre le mien. Mais elle était ingrate et n’avait d’yeux que pour sa plume et sa feuille qui se remplissait rapidement sous mes yeux ébahis de tant de choses à dire.

Je voyais, que je ne l’intéressais guère et qu’elle ne jetait sur moi aucun regard. Savait-elle seulement que j’existais et que j’étais là près d’elle, espérant qu’elle fasse un seul geste vers moi. Je la voyais barrer des mots, les remplacer par d’autres, comme elle m’avait enlevé de sa vie avant même que je puisse y entrer.

Je m’imaginais que ce devait être une romantique. Moi, je n’étais qu’un pauvre mal imaginant ses doigts sur mon corps comme si j’étais une feuille, sa feuille. Et qu’enfin, elle écrirait sur moi, avec ses lèvres, une histoire faite d’amour, comme elle le faisait avec ses doigts, sur le papier. Celui-là même, qu’elle tenait de ses doigts tachés par l’encre bleue de son stylo à plume et qu’elle tenait ce soir, entre ses mains. Je rêvais qu’elle m’écrivait une histoire et me la chuchotait au creux de l’oreille. Une histoire qui n’aurait jamais de fin.

Mais je n’étais rien comparé à ce monde immense dans lequel elle vivait et où elle voyageait par la pensée, s’éloignant de moi, à chaque minute, à chaque mot. Ce monde la rendait égoïste et de plus en plus inaccessible, à mes yeux. J’aurais voulu détruire ses murs qui l’enfermaient, et qui, peut-être, l’écrasaient de leur poids et la cloîtraient dans son monde afin de mieux se protéger ou se cacher de l’extérieur. Peut-être avait-elle peur du monde, dans lequel son corps vivait. Mais je ne pouvais qu’émettre des suppositions, car elle ne m’aidait pas à répondre aux questions que je me posais à son sujet.

Les yeux plissés, les sourcils froncés, elle continuait d’écrire me laissant seul sur cette banquette froide. Ses cheveux glissaient de derrière ses oreilles, cachant son visage, et je me perdais dans les reflets que la lumière faisait danser dans cet écran soyeux.

Au fond de moi, je continuais d’espérer qu’un soir enfin elle me regarderait, avec les mêmes yeux amoureux que j’avais pour elle. Qu’un soir enfin, elle prendrait conscience qu’elle respirait le même air que le mien et que l’on pourrait partager bien plus qu’une banquette orange. Je me demandais, lorsqu’elle descendait du train, qui la regardait écrire de ses mains douces qui tremblaient parfois.

Et puis un soir, sur un petit papier qu’elle laissa en quittant la banquette en quittant sa banquette, elle m’avait écrit les mots qui ont scellé notre vie : « Je crois que je vous aime ». Ces quelques mots, elle me l’avoua bien des années plus tard, elle les avait écrits, pour moi, à l’encre de son cœur.

Feel Good au top !

Résumé :
Clara a 38 ans, un bouledogue nommé Pharaon, et un travail de comptable dans une société qui vend des frigidaires. Elle aime les jeux de grattage, le dessin, les vêtements à paillettes et les hommes aux yeux clairs.
Aux yeux de ses parents, elle a raté sa vie puisque :
1/ Elle n’a jamais visité Prague ni Riga…
2/ Elle a rompu avec son petit copain et ne peut pas avoir d’enfants.
3/ Elle n’est pas propriétaire de son logement (avec un père agent immobilier, ça fait désordre !)
La sœur de Clara, elle, est une beauté volcanique qui foudroie tous les hommes et qui a tout réussi dans la vie : ses études, sa carrière et même son divorce.
Depuis son adolescence, Clara a un rêve : devenir dessinatrice de bande dessinée et entrer dans le cercle très fermé des artistes.
Quand elle s’inscrit à un atelier de bande-dessinée, elle rencontre Bastien, un séduisant brun aux yeux clairs. Mais sa sœur, encore une fois, se dressera devant son chemin.
Clara parviendra-t-elle à assumer son côté artiste et glamour et osera-t-elle enfin être heureuse ?

Auteur : Alice NEVOSO
Titre : Jalouse, moi ? Pourtant, j’ai une vie passionnante !
Sortie : 15 avril 2020

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Chronique :

Je vais faire honneur à Clara et comme elle je vais vous faire une liste de ce que j’ai apprécié dans ce livre :
Clara
Ses listes
Ses copines
Son chien (qui pète dans les voitures)
Sa dyslexie
Ses dialogues intérieures
Son personnage (parce que Clara n’est pas une carapace vide mais plutôt un personnage avec une belle intériorité)
Son souhait de faire de la BD (son rêve)
Bastien (leur relation, leurs yeux qui brillent)

Les + :
Son rapport avec sa soeur Margot
Sa conversation avec sa mère (la dernière) lorsque Clara lui raccroche au nez (c’est trop fendard)
Le rapport avec sa famille en général
La petite romance qui se cache au fil des pages, très légère

Le ++ :
Le karma de chacun qui fera le reste à la fin de l’histoire (je vous laisse découvrir)

Oui, j’ai vraiment aimé

C’est un livre plein d’humour avec un personnage, Clara, super touchant.
Une fille simple, joyeuse, avec une vie somme toute banale, mais pas tant que ça et c’est ce qui m’a plu. Il lui arrive finalement plein de choses. Le livre est écrit en toute simplicité, sans jamais un temps mort, je ne me suis pas ennuyée une seule minute (le livre se lit vraiment très vite). Les scènes s’enchaînent sans qu’on ne s’attende à ce qu’il va se passer après. L’écriture est très agréable (j’ai même appris quelques mots).
Les petites touches d’humour sans lourdeur.
J’ai apprécié le personnage de Clara, car ça pourrait presque être moi (les rapports avec sa soeur, sa mère, sa dyslexie), mais je ne suis pas comptable et je ne sais pas dessiner.

Bravo à l’auteur pour ce feel good au top !

INTERVIEW ALICE NEVOSO :

Pouvez-vous vous présenter, en quelques mots.

Je vais bientôt avoir 40 ans, je suis enseignante et maman. J’aime (en vrac) le chocolat, les histoires du passé et du présent, les théières, l’Art, les enfants, et le papotage avec mes copines.

Depuis combien de temps écrivez-vous ?

J’ai des idées de romans depuis 3-4 ans. Mais je noircis des cahiers depuis mon adolescence.

La suite ici :

INTERVIEW ALICE NEVOSO

Un livre frais pour l’été à siroter sans modération

A Londres, la vie de Mary se trouve chamboulée lorsqu’elle surprend son petit ami outrageusement dénudé en compagnie d’une autre donzelle dans leur appartement. Au diable Simon! Vive la femme libre! Le credo semble facile à tenir, mais voilà que le félon demande son pardon…
« Pour un selfie avec lui » fait partie de ces livres qu’on a envie de prendre dans son sac pour aller à la plage. Une lecture sans prise de tête, très rafraîchissante. (Les lectures de Coco)
L’auteure a une très belle plume, beaucoup d’humour et une imagination fertile. (La biblio girly)
C’est léger, avec de l’humour, de la romance, bien ancré dans le réel… (The Book room)
Ce livre est un hymne à la joie. Je vais de ce pas appeler le conseil de l’ordre des médecins pour qu’il apparaisse comme traitement thérapeutique d’une dépression…(Frénésies livresques)Plongez dans ce roman loufoque, vous allez être transporté dans le monde de Mary.

Livre en auto-édition

Nombre de page : 239

Chronique :

Je me suis très vite attachée à Mary, ce personnage déluré, drôle à qui il arrive toujours plein de choses, pas forcément cool d’ailleurs, mais qui pourrait être notre bonne copine. Du coup on l’aime bien.
Avec son amoureux Simon, qui se dit idéal, mais l’ait-il vraiment ? A vous de juger !
Mary a une super amie, qui se nomme Lola qui tire les cartes et fait du oui-ja, ce qui donne lieux à des situations drôles. En tous les cas Lola, plus fidèle que Simon a plus d’un tour de cartes dans la poche.

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce roman. Il est bien écrit, avec un humour décalé « so british » qu’on peut retrouver dans les romans de Sophie Kinsella par exemple.


Les plus sont les relations humaines que Mary à avec les autres personnages, rocambolesques, même si parfois, on pourrait juste espérer qu’elle arrête d’être totalement naïve.
Non mais franchement comment elle arrive à se mettre dans des situations pareilles : travail, amour tout y passe, Belle-doche comprise (le portrait-robot de la vraie saleté de belle-mère)


Son alliée sa meilleure amie

Son ennemi au moins 4 qui finiront tous par payer le prix, mais je vous laisse les découvrir au fil des pages.

Bonne lecture !



INTERVIEW SAM RIVERSAG

Bonsoir Sam,

Merci d’avoir accepté de jouer le jeu de l’interview.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, qui êtes-vous ?

Je suis française, j’exerce le métier de juriste, et j’ai écrit un premier roman qui parle d’amour et d’amitié, de nouvelle vie après une déception. Une histoire simple avec une grande dose d’humour pour redonner le moral.

Mes héroïnes sont un brin loufoques et déjantées, elles lisent l’avenir dans les cartes et pratiquent le Ouija. Mais surtout elles croient au prince charmant et ne reculent devant rien pour le trouver. Leurs personnalités ont su conquérir le coeur des lecteurs quel que soit leur âge. L’amour est universel et les femmes se sont reconnues en elles, elles ont connu les mêmes sentiments. La passion est mauvaise conseillère… Ce livre a eu un succès international, il parle d’une star de cinéma, des fans qui seraient prêts à tout pour le rencontrer.

Lire la suite ici :

Bonjour et bienvenue !

Bonjour et bienvenue sur mon blog de chronique littéraire

Si je lis et dévore depuis de nombreuses années. Je n’ai pourtant jamais attaché une grande importance à partager mon avis sur mes lectures, si ce n’est parfois avec les personnes de mon entourage.

Je vous livre donc ici mes lectures au fil du temps.

J’essaye par le biais de mon blog de promouvoir autant que faire se peut les auteurs dont j’ai apprécié le livre et qui mérite une belle place dans toutes nos bibliothèques ou lisseuses (puisque aujourd’hui il en est ainsi).

J’ai plusieurs fois été approché, soit par les auteurs, eux-mêmes, soit par des maisons d’édition pour cette valeur.

Je pense que c’est la seule façon de progresser pour un auteur. Si l’avis est justifié et argumenté alors ça ne sera que du plus.

Chacun son avis, vous pouvez aussi laisser le vôtre en commentaire.

Mais pas que

Ce blog est aussi l’occasion pour moi de partager avec vous mes écrits.

Allez vite sur l’onglet dédié.

Bonne navigation sur ce blog !