Suspense !

Le brigadier Marc Vidal enquête sur la mort d’un ours en Ariège, dans les Pyrénées, milieu traditionnellement hostile des éleveurs de moutons.

Quand la troublante Esperanza Cruz lui livre ses soupçons sur un certain Léonard Vuillemin, il semble minimiser le danger.

En colère, celle-ci décide de partir elle-même à la recherche du tueur.

Pendant qu’elle s’acharne à le retrouver dans la forêt, Léonard Vuillemin suit la piste de l’ours.

Chacun a son secret et cette chasse impitoyable va raviver les drames du passé.

Trois destins qui vont se croiser. Trois âmes blessées par la vie.

Une enquête palpitante où se mêlent crime environnemental et vengeance très calculée.

En auto-édition

Auteur : Sam RIVERSAG

Nombre de pages : 46 pages

Date de sortie : mars 2021

Le destin croisé de 3 personnes :

Le flic, Marc Vidal, qui a vécu une bonne partie de sa vie en Guyanne et décide de demander sa mutation en France, après une déception amoureuse.

L’éleveur de brebis, Léonard Vuillemin, qui part sur la trace de l’ours qui décime son troupeau.

Esperanza Cruz quitte le Nicaragua pour retrouver des souvenirs qu’elle a tenté d’oublier et rejoint les Pyrénées, sa famille a qui elle n’a pas donné de nouvelles.

Pourquoi j’ai apprécié ce récit.

Un récit court qui va à l’essentiel. Malgré le fait qu’il ne fasse que 46 pages il y a de beaux descriptifs qui permettent au lecteur de se glisser dans les lieux auprès des personnages.

Un récit qui parle d’écologie, de la préservation de la nature, un récit d’actualité que j’ai apprécié.

Je regrette qu’il soit si court et c’est bien le seul regret que j’ai.

Je recommande donc ce texte qui parle d’amour, de sauvegarde de la nature et de vengeance. Ce texte vous mènera jusqu’à la vérité.

Un joli secret de famille

Résumé

Après le décès de sa femme, Jacques part vivre en maison de retraite.

Son quotidien s’organise, difficilement, entre le deuil et la vie en collectivité. Lui, l’homme solitaire, doit parler, écouter, se plier à des codes de vie de bienséance vis-à-vis des autres résidents.

Jacques et Pauline traînent une nostalgie. Ils partagent des silences, des soupirs, des gestes tendres. Pauline n’est qu’un personnage de passage, faisant vibrer le cœur de Jacques.

Mais pour Jacques, son exutoire est l’écriture. Elle occupe son esprit. Il oublie le temps présent, les désagréments de la maison de retraite… Anecdotes de la vie quotidienne, souvenirs de mari, de papa, selon son humeur, chaque jour une nouvelle histoire naît.

Alors qu’il était en pleine inspiration, l’affiche d’un film attire son attention, lui rappelant un fait crucial de sa vie. Un épisode, enfoui au plus profond de son être.

Un secret qu’il voudrait partager avant de mourir.

Ses origines, le nom de son père, son amour défendu et impossible pour Linette.

Il écrit longuement ses semaines vécues à Paris, revivant une partie de sa vie à jamais réalisable. Son journal rejoint les témoignages de son passé, cachés au fond d’un tiroir.

Faut-il le révéler de son vivant ou laisser le destin choisir.

Le destin s’appelle Aline. Patiemment, elle l’écoute, le comprend, mémorise ses confidences. Les enfants de Jacques ouvriront le tiroir à secret. Après son décès, l’ultime révélation sera faite par Aline.

Auteur : Joselyne Do Carmo

Editeur : Librinova

Nombre de pages : 143

Date de parution : 21/12/2020

Chronique :

Je suis rentrée dans la vie du personnage comme on rentre dans la vie de quelqu’un pour apprendre à faire connaissance.

Tout d’abord, on apprend à connaître ce vieux monsieur, qu’on devine farceur, attachant derrière parfois des façades de vieil ours, un peu solitaire, un peu caractériel.

Le personnage :

Jacques est finalement très attachant, nostalgique et encore amoureux de Mauricette. Un amour comme on en voit plus, de deux êtres qui se comprennent sans se parler, comme ceux de nos grand-parents mais de deux personnes qui se sont choisis, qui ont vécus, partager une vie ensemble et que seul la mort pouvait séparer.

Avec elle, il a tout partagé, même une partie de son secret, ce secret que sa mère lui avait caché. Enfin presque tout le secret parce qu’il reste ces parenthèses de sa vie dont il n’a parlé à personne.

Ce que j’ai aimé :

J’ai beaucoup aimé ces allers-retours entre sa vie d’aujourd’hui celle où il est en maison de retraite, où doucement il a repris un peu pied après la mort de sa femme, et celle du passé, où on apprend à le connaître. Celle où il était jeune et où il a découvert que son père n’était pas son père. Au moment, justement, où il voulait un peu plus d’indépendance et déjà construire sa vie. Celle où il cherchait qui était son géniteur. Et cela va arriver par hasard.

Je dirais que la première partie semble presque un peu longue et là alors qu’on ne s’y attend pas le moins du monde arrive l’enquête en elle-même de Jacques vers cet homme qu’il n’a presque pas cherché mais qui tombe presque par le plus pur des hasards dans la vie d’adulte de Jacques.

Alors qu’il est en formation à Paris, il trouve chez un bouquiniste un scénario “Au revoir et merci”. De là, il va se souvenir que ce scénario il l’a déjà vu dans une vieille malle de famille.

Un enquêteur pour connaître la vérité :

Une petite fourmi qui va chercher ce nom, ce lien qui le tient vers une vérité qu’il ne connaîtra que bien plus tard. J’ai vraiment été prise par ce récit, et je le recommande.

C’est très bien écrit, très addictif comme lecture pour connaître la fin savoir si Jacques arrivera à connaître cet homme qu’il ne connaît pas, celui dont il cherche le nom, le visage, à savoir s’il a des points communs.

Car cette rencontre va bouleverser sa vie, mais s’agit-il de la rencontre avec son géniteur, ou bien cette recherche cache-t-elle d’autres rencontres ? Et finalement à l’aube de sa mort, Jacques transmettra à ses enfants l’endroit où ils pourront connaître la fin de toute cette histoire, un héritage que les enfants de Jacques vont apprendre en ouvrant le tiroir qui coince et où Jacques laisse ces traces du passé.

Il y a un vrai fil entre aujourd’hui, le passé de Jacques où il va apprendre et le passé de Jacques où il va comprendre. Les personnages sont très attachants, surtout Jacques, il est le grand-père qu’on rêverait presque tous d’avoir, parce que ce secret de famille serait presque un beau secret de famille, plus léger à porter.

Un bon moment :

J’ai passé un très bon moment avec ce livre. Une belle découverte.

Pour voir le reel sur mon insta :

Extrait de livre

Leçon de vie poétique

Résumé

Ils ont aimé, ils aiment encore… Retrouveront-ils le chemin du bonheur ? 

La résidence des Acacias est dans tous ses états : Antoine, l’aide-soignant romantique, est inconsolable depuis qu’Aurélie l’a quitté. Georges, le professeur farfelu, a un coup de foudre à quatre-vingt-onze ans. Et Éléonore, la mystérieuse comédienne, est sur le point de révéler un secret qui bouleversera leur existence. 

De Paris à Montréal, via le festival de Cannes, « Ma vie à t’attendre » vous emportera dans un tourbillon d’émotions, des années 60 à nos jours. Êtes-vous prêts pour le voyage ? 

Un hymne à l’amour puissant doublé d’une émouvante leçon de vie.

Auteur : Julien Aime

Editeur : Librinova

Nombre de pages : 280

Date de parution : 18/11/200

Chronique :

Encore un livre d’achevé pour lequel j’ai eu un coup de coeur.

Les personnages :

Eléonore est le point de départ de ce roman. Ancienne comédienne, elle arrive en maison de retraite par choix et amène avec elle un secret qu’elle cache au fond d’une valise beige. Une femme qui a aimé et aime encore, mais qui est pourquoi ? Ancienne actrice, elle va apprendre aux résidents à faire du théâtre. Elle va distiller de la poésie page après page dans le roman.

Georges est drôle et attachant. Dès le premier regard, il est attiré par Eléonore.

Antoine l’aide soignant au grand cœur brisé. Ecoute et prends du temps pour chacun de ses protégés. Arrivera-t-il à son tour à retrouver l’amour qu’il a perdu depuis qu’Aurélie est partie.

Les personnages sont bouleversants et attachants.

J’ai adoré Georges et Eléonore. Des personnages plus vrais que nature, qui même à leur âge peuvent encore aimer. Ca donne de l’espoir

Je les ai trouvé pleins d’espoir, non pas pour l’avenir mais pour leur rêve inachevé et Eléonore justement court encore après son passé. Elle espère trouver une explication sur ce silence qui l’a hanté pendant la plus grande partie de sa vie.

Le personnage que j’ai le plus apprécié dans ce livre est Antoine. L’aide soignant au grand cœur. Il aime ses patients. Il les écoute, il leur parle, il donne de sa personne. Un mot pour les uns, un geste pour les autres et de son temps pour chacun d’eux. J’avais parfois envie de le secouer et de lui dire de prendre sa propre vie en main comme lui conseille son ami, Franck (très subtil).

Un vrai lien c’est créé au fur et à mesure du temps. Et leur temps à eux est compté.

J’ai aimé : 

L’humilité qui se dégage de ce livre, la force, l’amour et l’amitié de l’histoire des personnages. On les découvre vieux et pourtant au fil des pages leur histoire, leur passé, leurs tendres années font doucement surface et leur donne du relief.

Eux ne savent parfois plus, pour certains Alzheimer est déjà là et pourtant parfois ils en jouent. Ils font des farces à Antoine qui chaque jour inlassablement fait travailler leur mémoire. Un contraste parfait entre la vieillesse et la jeunesse. Entre ceux qui ont vécus et qui se battent pour continuer à vivre et les jeunes qui eux ont encore du mal à avancer et vivent dans leur passé, dans leur blessure qui les emprisonnent et les empêchent d’avancer vers leur futur. 

C’est Antoine qui enquête, c’est lui le personnage central. C’est lui qui est le fil de cette histoire, qui fait un peu le lien entre chacun. C’est lui qui accueille Eléonore dans la maison de retraite.

Et dès qu’Eléonore arrive dans la maison de retraite, Antoine est captivé par ce qu’elle cache et a laissé enfoui au fond d’elle depuis des années. Un jour, il va découvrir son secret, caché au fond d’une vieille valise. Que cache-t-elle ? Que peut révéler son passé sur cette femme ?

Ensemble, ils font partager des pages et des pages d’écriture et le passé de la vieille femme, jusqu’à ce qu’Antoine décide de trouver une fin à ce secret. 

pour ma part, j’ai dévoré ce livre et je le recommande si vous souhaitez passer un bon moment avec des personnages sympas, attachants et drôles.

Ce n’est pas parce que ça se passe dans une maison de retraite que ça va être triste.

Le plus en plus :

Les pages où la poésie est présente et distillée avec subtilité.

En route pour l’aventure

Résumé :

Justine approche de la quarantaine. Amoureuse et mère épanouie, sa vie est merveilleuse… jusqu’au jour où elle apprend le mensonge de Marc.

Bouleversée, elle décide de fuir la France avec ses deux enfants, sa meilleure amie et son fils. Direction les États-Unis pour un road-trip d’un mois – de quoi prendre du recul sur son ménage et mettre les choses à plat. Malgré tout, Justine espère pouvoir retrouver les bras de Marc après cette épreuve.

Mais le hasard est parfois taquin. Rémy, un ancien camarade de classe, surgit soudain du passé pour jeter davantage de doutes et d’hésitations dans son cœur… ou peut-être l’aider à faire de sa souffrance le canevas d’un nouveau départ ?

Une romance inattendue et touchante, qui vous surprendra jusqu’à la toute fin !

Date de publication : 23 décembre 2020

Auteur : Tiphaine Schuh

Genres : Fiction, Roman d’amour

Chronique :

J’ai lu ce livre en tant que membre du Jury des lecteurs Librinova 2021.

Je pourrais simplement vous dire que j’ai adoré ce livre mais il vaut mieux que je vous explique pourquoi.

C’est un livre que je classerai dans la catégorie livre qui fait du bien. Pourquoi le livre m’a plu ?

L’histoire est légère et j’ai beaucoup apprécié la plume de Tiphaine Schuh. Son histoire partage de vrai valeur et pose des questions sur les personnages. Selon notre propre vie, nos propres moments parfois un peu troublés ou non on peut s’identifier à l’un des personnages. Ou permet de prendre du recul ou se dire que finalement tout ne va pas si mal. Un livre que j’ai dévoré et dont j’ai attendu la fin sans pouvoir lâcher le livre sur les dernières pages.

Les personnages :

Justine, Ju, et Emmanuelle, Manue, sont amies de longue date. Justine est en couple avec Marc, dont elle est très amoureuse depuis qu’elle l’a rencontrée. Et pourtant, Justine a besoin de partir, presque de s’enfuir. Elle a découvert Marc en tête à tête avec une femme, alors tout le long de son voyage, cette histoire va surgir dans ses têtes à têtes avec elle-même. Comment en est-elle arrivée là ?

Depuis quelque temps, Justine trouve que son couple lui échappe. Marc consacre de plus en plus de temps à son travail et Justine se sent de plus en plus seule.

Emmanuelle, elle élève Adrien seule. Elle se bat depuis plusieurs années déjà contre une leucémie.

Ce que j’ai le plus aimé dans cette histoire est cette complicité fraternelle entre Justine et Emmanuelle. On pourrait presque croire à deux soeurs en tous les cas deux vraies amies, un duo de choc, deux complices qui ont encore tant à partager ensemble et séparément, qui n’hésitent pas à se dire les choses sans filtre et qui n’en tienne jamais rigueur à l’autre. J’ai beaucoup apprécié ces deux personnages plus vrais que nature. Deux femmes fortes, toujours là l’une pour elles, malgré les interrogations et les doutes de leur propre vie. J’ai apprécié aussi le cadre serein qu’elles savent donner à leurs enfants, qui sont bien sages (elles en ont de la chance).

Emmanuelle, elle, se bat contre la maladie, mais son fils n’est pas encore au courant, peut-être trop jeune, elle a voulu le préserver pour le moment. Ira-t-elle jusqu’à la confession de le lui indiquer. Et que lui réserve ce voyage loin de son quotidien, elle qui a toujours vécu seule avec son petit, elle qui en a fait un pré-ado bien dans sa peau.

Mais aussi :

L’autre raison pour laquelle j’ai aimé ce livre, et là je tire mon chapeau à l’auteure elle-même pour ce road trip que nous faisons à côté des personnages. Je félicite Tiphaine Schuh pour tout le travail qu’elle a dû réaliser en amont. C’est tous ces détails qu’elle met dans le parcours de cette fratrie à travers les Etats-Unis. On est à leurs côtés (dans le coffre car sur la banquette arrière il n’y a plus de place) pour nous aussi voir les paysages, s’arrêter profiter et déguster des hamburgers et des pizzas.

La romance, elle est certes en fil conducteur mais sincèrement j’ai eu des doutes. J’ai eu un doute sur ce Rémy qui débarque de nul part après bien des années, ancien ami/amoureux transi, et je me suis même demandé si Justine n’allait pas faire la bêtisse/l’erreur, que dis-je l’irréparable rien que pour se venger de Marc.

En tous les cas, j’ai aimé tout cet amour qui se dégage de leur relation et qui est distillée au fil des pages pour que le lecteur comprenne ce qui les a poussé à ce que Justine parte faire le point sur elle-même avant tout. 

Et j’ai apprécié cette rencontre que fait Manue, comme quoi l’amour arrive toujours quand on s’y attend le moins, même à l’autre bout du monde. Rien n’est jamais dû au hasard.

Les rencontres ne se font jamais au hasard.

Ce que j’aime dans ce genre de roman c’est que les auteur arrive toujours à nous sortir des personnages qui parviennent à leur façon à répondre à des questionnements que les personnages se posent et qui les poussent à réaliser leur road-trip. C’est donc ici bien le cas également. Un couple qui connaît quelques difficultés et les personnages croisent un couple qui les a surmonter.

J’ai particulièrement apprécié les conversations avec Abbie. Avec la vie qu’elle a vécu elle su parfaitement distiller les mots justes auprès de notre duo d’amis et se faire apprécier également par les enfants. Ayant moi aussi, fait un voyage aux Etats-Unis et ayant logé dans un motel, je me voyais parfaitement en plein milieu de la réception. Ça m’a ramené quelques années en arrière d’autant plus que le soir de mon arrivée, ça sentait bon la cuisine.

J’ai particulièrement apprécié ce personnage très attachant et partager un moment de sa vie.

Pour conclure :

Alors si vous voulez passer un bon moment, je vous recommande ce livre, qui mérite largement sa place dans une bibliothèque et qui vous fera passer un bon moment avec les personnages. Il vous fera également voyager de New-York à San Francisco. Personnellement, il est déjà dans mon top 3 de ce premier trimestre 2021.

Etre imparfait est une danse parfaite

Résumé :

On ne naît pas parfait. Le devenir est un travail de chaque seconde.
Pour Madison, dix-huit ans, tout tourne autour de son désir de perfection. Se faire bien voir, réussir sa vie et tout contrôler sont les seules choses qui l’importent.
Mais alors que chaque parcelle de son existence lui échappe peu à peu, elle se rend rapidement compte que la vie est bien différente des récits qu’on lui racontait étant enfant.
Saura-t-elle faire face à ces nouvelles épreuves et remonter la dangereuse pente dans laquelle elle s’est engagée ? Pourra-t-elle résister à cet horripilant garçon qu’elle vient de rencontrer et qui ne cesse de la tourmenter ?
Sera-t-elle sauvée, ou bien peut-être la vie en aura-t-elle décidé autrement ?

Titre : Perfect

Auteur : Pauline Bilisari

Nombre de pages : 292

Editeur : Librinova

Chronique

Sur le fond, j’ai apprécié la lecture de ce livre, mais je dois un peu détailler cela

L’histoire de Madison qui débarque à la fac pour une nouvelle année est bien écrite. C’est une jeune fille sensible qui au fond d’elle cache une douleur.

Et c’est ce que je regrette que la profondeur du personnage ne soit pas autant détaillée. Elle parle de sa mère biologique qui est décédée le jour de sa naissance et j’ai eu du mal à la comprendre.

Pourquoi ?

Parce que Madison a une mère, une mère de coeur comme on pourrait dire, qui l’a élevé, aimé et qui lui a donné une famille, une petite soeur à laquelle d’ailleurs Madison est très attachée.

Justement à un moment dans le livre, Madison parle de cette femme qu’elle ne connait pas mais sans aller vraiment plus loin. Elle parle de sa culpabilité de cette mort qu’elle a causé par sa propre vie.

J’aurai voulu sentir cette douleur au fond d’elle, qu’elle tente de braver et de surmonter, j’aurai voulu pleurer lorsqu’elle en parle, mais je n’ai pas ressenti cela. J’ai juste ressenti une incompréhension que je n’ai jamais réussi à combler malgré les pages.

Et j’ai fini par croire que Madison ne voulait pas d’elle-même se sortir de cette tristesse qu’elle devrait ne pas avoir car de l’amour elle en a eu à profusion par son père qui l’a toujours soutenu, par sa soeur et par sa mère, celle qu’elle a toujours appelé maman, car une femme qui aime un enfant c’est aussi lui donner une part de son coeur, de son amour, une part d’elle-même.

Des sujets d’actualité

Je regrette également que les sujets abordés ne soient parfois que survolés car ils sont tous d’actualité et sont les problèmes que bon nombre de jeunes peuvent rencontrer (ou plus jeune ou plus vieux peuvent rencontrer).

Le viol, l’anorexie de sa soeur et surtout l’amour.

Le viol car en début d’année Madison est avec Matthew mais malgré qu’elle ne ressente rien pour lui, Madison se laisse tout de même aller à sortir avec lui. J’avoue ne pas vraiment comprendre d’ailleurs cela. Peut-être est-ce un affront pour Liam qui déjà l’attire et ça dès le début on le devine bien, même si l’auteur nous laisse à penser que non.

Matthew va justement tenter de la forcer à coucher avec elle, et je regrette qu’il ne se passe rien après. C’est à dire qu’elle règle à peine ces comptes avec lui. Après la scène, on en reparle plus ou à peine, dans la société d’aujourd’hui et même si l’histoire se passe à New-York, une fille doit porter plainte, c’est comme si Madison avait presque accepter que cela arrive. Même si Madison se sort bien de cette scène même si, on pourrait l’entendre de cette façon, il n’y a eu qu’une main dans un pantalon, le sujet mériterait qu’on s’y attarde, qu’on sente la rage qui habite Madison. Cette rage qui pourrait faire qu’elle lui colle un bon pain dans la gueule et que ce garçon disparaisse mais ce n’est qu’à peine le cas, puisque c’est lui qui bien plus tard aura une autre vengeance.

L’anorexie de sa soeur mériterait également d’être développée. J’avoue que la façon dont cela est amené et où la petite soeur parle de voix dans sa tête je n’ai pas vraiment compris, d’autant plus que l’écrit est souvent coupée avec des réflexions que se fait Madison. En tous les cas, il y a une belle complicité entre les deux soeurs, un amour inconditionnel. 

Ce que je regrette c’est aussi les longueurs de si de là mais qui ne vont pas assez sur des sentiments, tout est trop léger à mon goût.

J’ai malgré tout aussi bien aimé Liam, mais c’est la même chose. J’aurai voulu que son personnage soit plus détaillé. On sent également un garçon meurtri jusqu’à ce qu’il se confie à Madison, mais là les détails manquent.

Je pense vraiment que le texte aurait pu faire pleurer, s’il avait été plus détaillé et travaillé en profondeur car les deux personnages ont un vrai passé.

Malgré tout un bon livre mais sans doute destiné à un public plus young que adult.

Interview Michèle Beck

Bonjour Michèle,


Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, qui êtes-vous ?

Bonjour ! Je m’appelle Michèle Beck et j’ai 42 ans, j’ai passé mon enfance à Chambéry, en Savoie, puis mon adolescence et une partie de ma vie d’adulte à Lyon. Entre l’école et moi, ce ne fut pas une grande histoire d’amour, et dès que j’ai pu, j’ai arrêté pour travailler. Et j’ai bien fait puisque j’ai rencontré ainsi l’homme de ma vie, avec qui j’ai deux adolescentes aujourd’hui. J’ai travaillé en magasin et j’ai été animatrice de Scrapbooking. Ce fut d’ailleurs grâce à ce loisir créatif que j’ai connu mes premières publications dans des magazines spécialisés. Nous vivons aujourd’hui à Saint-Jean de Maurienne, en Savoie, depuis 14 ans, où je me consacre entièrement à l’écriture.

Depuis combien de temps écrivez-vous ?

J’ai toujours voulu être écrivain, depuis toute petite. Mais je n’avais pas conscience que c’était quelque chose de réalisable. C’était plutôt comme un rêve que je gardais pour moi.

Pendant l’adolescence, j’ai beaucoup écrit, surtout des poèmes, des chansons. Et puis la vie professionnelle a fait que j’ai mis tout ça de côté, pour « plus tard ». C’est à la mort de mon beau-père, il y a 11 ans, que j’ai pris conscience que le plus tard pouvait ne jamais arriver.

J’ai récupéré un vieux cahier de brouillon qui traînait, et j’ai commencé à écrire un roman de fantasy en trois tomes, puisque je suis une grande fan du roman de Tolkien, et que forcément, moi aussi je voulais écrire ma grande saga Fantasy ! Je n’ai écrit que le premier tome et il n’a jamais été publié. Mais j’ai réalisé que j’étais faite pour ça. J’avais trouvé ma place. Et je n’ai plus arrêté !

Comment vous est venu l’idée de ce livre « La fille au sac de plumes » ?

J’étais en train de courir avec mon chéri, et je laissais mon esprit divaguer, et j’ai pensé à une femme qui plaquerait tout pour traverser la France en courant. Vic était là. Il a fallu trouver la raison de son départ. Le reste a suivi tout seul. Je voulais parler de ces gens qui vivent à l’écart de notre société, que ce soit volontaire ou pas. J’ai fait pas mal de recherches sur le sujet, lu des tas d’articles et visionné des documentaires. Petit à petit, les personnages que Vic allait rencontrer sur sa route ont pris forme.

Chez qui êtes-vous éditée ?

J’ai une romance contemporaine, Full contact, éditée par City Éditions. Le reste de mes romans sont en auto-édition. Il y a ma trilogie ado/adulte fantastique Les Gardiens des anges, et mon roman contemporain/feel good La fille au sac de plumes.


Où pouvons-nous trouver votre livre ?

Full contact est disponible sur tous les sites de ventes en ligne (Amazon, Fnac, Decitre…), ainsi qu’en librairie.

Les Gardiens des Anges et La fille au sac de plumes sont disponibles sur Amazon, et depuis peu dans ma boutique en ligne, où je vends mes romans dédicacés.


Si j’ai tout suivi vous êtes en auto-édition, pourquoi ce choix ?

C’est exact. Ce choix fut le résultat de pleins de petites choses. Le premier tome de ma trilogie fantastique Les Gardiens des anges avait été publié par une jeune maison d’édition qui a malheureusement rapidement fermé. J’ai essayé de trouver un nouvel éditeur, tout en commençant à me renseigner sur l’auto-édition, qui me semblait être un bon moyen d’être sûr de voir ma trilogie publiée entièrement. Je recevais pas mal de messages de lecteurs frustrés de ne pouvoir lire la suite, et j’avais peur de les décevoir encore une fois avec un autre éditeur.

J’écrivais en même temps La fille au sac de plumes, et plus j’en apprenais sur l’auto-édition et plus j’avais envie de me lancer.

Full contact venait de sortir chez City éditions, et j’avais assez mal vécu le fait qu’on m’impose un titre et une couverture qui pour moi ne correspondaient pas à mon histoire. Le fait d’avoir ce contrôle dans l’auto-édition m’a vraiment décidé à sauter le pas.

Je n’ai d’ailleurs même pas attendu les réponses des éditeurs pour ma trilogie, tant j’avais apprécié d’être décisionnaire de tout avec La fille au sac de plumes.

Alors c’est sûr que ça m’a demandé beaucoup plus de travail que de simplement envoyer le manuscrit à des éditeurs. J’ai dû apprendre des tas de trucs par moi-même, je me suis trompée, j’ai recommencé, jusqu’à ce que j’y arrive. Et une fois le libre publié, ça ne s’arrête pas, il y a toute une autre partie de promotion à gérer. Je crois que c’est le plus compliqué pour moi à l’heure actuelle.

Qui vous a inspiré durant votre écriture ? ou qui a inspiré votre(vos) personnage(s) ?

C’est une question difficile à répondre car je n’ai jamais l’impression de m’inspirer de personnes, réelles ou pas. C’est comme si les personnages existaient déjà et qu’ils se dévoilaient à moi. J’ai souvent le sentiment que l’histoire ne m’appartient pas, que je suis simplement là pour la raconter du mieux que je peux.

On dit souvent qu’un auteur(e) met un peu de lui/elle quand il/elle écrit, quel est votre point commun avec Victoire ?

Je ne sais pas si je mets un peu de moi dans mes personnages, peut-être que je le fais inconsciemment, mais en réfléchissant bien, je dirais l’ouverture d’esprit et la bienveillance. Oui, je crois que Vic et moi avons cela en commun. Par contre, il y a quelque chose que j’ai en commun avec au moins un personnage dans chacun de mes romans, c’est le végétarisme. Je suis végétarienne par choix depuis des années et je veux que ce soit évoqué, plus ou moins directement, dans tous mes romans. Pour La fille au sac de plumes, c’est à travers Bilal, ce jeune garçon amoureux des chiens et de la musique que Vic rencontre dans un camping. Les anges, dans les Gardiens des anges, ne consomment pas de chair animale, et dans Full contact, mon héroïne principale est végétarienne pour se rapprocher de sa mère qu’elle n’a jamais connue. C’est ma manière à moi de parler de ce sujet qui me tient à cœur, sans être pour autant militante ou moralisatrice.

Dans votre livre, Victoire chausse ses baskets et part sur les routes de France pour un voyage afin de se retrouver et de trouver le bonheur. Comment avez-vous cousu ce fil entre la fille perdue et celle qu’elle devient puis deviendra ?

Avant de commencer à écrire, je prends beaucoup de notes (des dialogues, des réflexions, des notes prises pendant le visionnage d’un documentaire, des scènes, parfois les plus importantes de l’histoire, qui m’apparaissent…), dont la plupart ne seront pas dans le roman final, mais qui m’aident à développer et comprendre l’histoire dans mon esprit. Une fois que j’ai compris ce qui s’était passé dans son adolescence, j’ai pu comprendre la Victoire du présent et avancer sur son histoire. J’ai construit et écrit chaque chapitre, présent et passé, en même temps pour pouvoir avoir cette résonance et ce lien entre les deux.

Je pense que toute la préparation que je fais avant est vraiment importante car une fois lancée dans l’écriture, j’ai cette sensation que tout coule tout seul.

Certains points sont traités dans votre roman : partage, valeurs humaines, échanges mais aussi bi-polarité. Des sujets qui ne sont pas souvent dans les romans. Est-ce des réflexions vers lesquels vous voulez amener votre lecteur ?

Pas nécessairement. Il y a certaines valeurs comme le partage, la bienveillance, le respect, etc, qui sont vraiment importantes pour moi, des valeurs que j’enseigne chaque jour à mes filles. Je crois que inévitablement, ça doit se retrouver dans mes écrits. Et si ça a cet effet, si ça amène le lecteur à la réflexion, alors tant mieux.

Quel est votre moment propice pour écrire ? Avez-vous des rituels ?

Le moment propice c’est quand je suis disponible. Avec une vie de famille bien remplie, c’est parfois difficile de trouver tout le temps que je voudrais. Je suis plus productive le matin par exemple mais certains jours ça peut être totalement l’inverse. Ce qui est constant c’est que je m’oblige à travailler presque tous les jours, même lorsque l’envie d’écrire n’est pas là.

J’aime bien avoir une boisson chaude, un thé ou un cappuccino, j’allume une bougie, et je mets en route ma playlist du roman sur lequel je travaille.

Quels sont vos passe-temps à part l’écriture ?

Je marche beaucoup, je lis, je regarde des séries et je joue de temps en temps aux jeux vidéo. J’aime cuisiner pour ma famille, leur préparer des gâteaux, et passer du temps avec mon homme et mes filles. Une vie simple, en fait, mais qui compte plus que tout pour moi, et dont j’ai vraiment besoin pour être bien.

Nous venons d’être reconfinés, qu’allez-vous faire ? Avez-vous profité pour vous lancer dans un nouveau roman ?

Le premier confinement a été difficile pour moi. J’ai tout intériorisé au point que mon corps en a souffert. Je ne parvenais plus à lire ni à écrire. Mais j’avais le tome 2 de ma trilogie fantastique qui devait impérativement sortir début avril, je n’avais pas le choix. Il était déjà écrit, ce n’était que des corrections, pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer.

Ce second confinement, je le vis plus sereinement. J’ai appris du premier, et travaillé sur moi avec l’aide d’une psychologue. Je fais ce que j’avais prévu de faire, avec ou sans confinnement, j’écris. J’ai au moins 5 ou 6 romans de prévus qui attendent d’être écrits, alors j’ai de quoi faire !

Si oui de quoi parlera votre roman ?

C’est la suite de ma romance contemporaine publiée chez City éditions, Full contact. Cette fois, on se concentre sur deux autres personnages que les lectrices ont adoré dans le premier tome, Jay et Patti. Lorsque j’ai écrit le premier tome, je n’avais pas prévu de faire une suite, mais c’est devenu évident au fil du temps. J’avais très envie de raconter leur histoire à eux aussi, et quand j’ai vu que les retours des lectrices allaient dans ce sens, ça m’a fait très plaisir !

Une dernière chose à ajouter ?

Un grand merci pour l’invitation et pour ces questions qui m’ont poussée à la réflexion !

J’espère vous avoir donné envie de découvrir mes histoires ! Si c’est le cas, n’hésitez pas à m’écrire, j’adore recevoir des messages de mes lecteurs et je réponds toujours:)

Prenez bien soin de vous !

La terre promise des auteurs

Nous faisons la connaissance de Lisa et de son rêve. Lisa vient d’être publiée, mais c’est elle qui doit démarcher les libraires. Car Lisa va vite se rendre compte qu’être éditée est une chose surtout à compte d’auteurs justement en communiquant elle-même sur sa sortie littéraire. On lui parle d’une plateforme internet gratuite “arc-en-ciel”. Possible de se faire éditer sans payer un sous contrairement à ce qu’elle vient de faire.

Pourtant Lisa rêve d’autre chose, elle rêve de trouver la biographie d’eric porter, un ancien comédien anglais mort depuis plusieurs années. Lisa fait la connaissance d’Irène, une vieille fan, qui l’a côtoyé et qui prépare justement la sortie de cette biographie.

Entre amitié, écriture, rêve Lisa va évoluer, retaper et se consacrer à relire dans une langue qu’elle connaît à peine. et finalement devenir l’éditrice.

Un livre qui se lit facile, agréable et qui parle de tout ce qu’un jeune auteur rêve l’édition. Un rêve qui parfois nous isole des autres et que seul un autre auteur peut comprendre. Un travail de longue haleine qui mène Lisa à oublier ses propres écrits pour se consacrer à cette biographie qui n’est pas la sienne et à laquelle elle n’a que peu de reconnaissance.

 Jusqu’où cela l’amènera-t-elle ?

Pour moi il manque quelques petits réglages dans ce livre. Lisa et Fatoumata. Leur amitié est à peine dévoilée. On ne débarque pas chez les gens juste parce qu’on ne les croise plus dans l’entrée ou les escaliers.

Le travail de Lisa n’est jamais mis en avant par Irène sur les réseaux. Ce qui moi me semblerait totalement absurde. Lisa se pose des questions mais elle continue toutefois à faire son travail.

Les gens avec qui Lisa prend contact pour avoir leur témoignage pour la biographie sont quelques dispersés et vu qu’elle n’est que le sbire de Irène j’ai un peu du mal à saisir sa démarche d’autant qu’elle ne comprend pas ou peu l’anglais. Il y a quelques répétitions sur la traduction et les outils qu’elle utilise, j’ai un peu de mal à le comprendre. Reverso n’est pas le meilleur traducteur d’autant plus qu’on projette cette histoire dans l’avenir. Même si Lisa est novice en informatique, il y a toujours moyens de s’améliorer

Un livre sympathique, une histoire légère mais qu’il faudrait développer à mon goût pour y mettre plus de contenu. La fin est d’autant plus rapide.

Je finirai avec cette phrase. L rêve d’un auteur n’est pas d’être édité mais d’être lu (et ça c’est de moi)

Enquête de vérité

Carmen est une adolescente qui vit sous des règles strictes, à l’opposé des filles de son âge. Lorsqu’elle découvre que Waël, un élève, de sa classe, emménage dans la maison voisine de son village Terdeghem, son monde intérieur se bouscule. Tout les oppose. Elle est effrayée d’écouter son cœur qui la pousse à enfreindre les règles de ses parents. Des règles qui semblent cacher l’impensable… Jusqu’où ira-t-elle pour découvrir la vérité ?

Titre : Carmen

Auteur : Rose LB

Je viens de finir le livre Carmen. Est-ce que vous visionnez l’émoji avec la bouche qui hurle ? Voilà comment je pourrais résumer ma lecture.

C’est un livre qui se lit rapidement. L’histoire est prenante et bien écrite. L’écriture est soignée, les phrases sont courtes et vont à l’essentiel. Ça entraîne donc le lecteur à enchaîner les chapitres, qui sont par ailleurs très courts.

Au début, on ne sait pas trop où veut nous amener l’auteur. On apprend à connaître Carmen, à savoir comment s’organise sa vie et petit à petit on se dit mais c’est juste pas possible qu’elle vive ça. C’est une ado qui ne vit pas avec son temps, car contrainte par ses parents justement d’avoir une vie à la marge de tous ceux de son âge. Dans ses actions, dans ses réactions, Carmen a un côté très humain que j’ai beaucoup aimé.

Et puis un jour, Carmen se fait battre dans son école par trois de ses camarades. Elle doit se reposer et sa mère l’envoie dans la maison de son enfance là où vit encore la grand-mère et l’oncle de Carmen.

Carmen va donc vouloir apprendre à connaître l’univers où vivait sa tortionnaire. De ces jours passaient, quelque peu en liberté, vont émaner des questions auxquelles Carmen va vouloir donner des réponses.

Un livre prenant, émouvant, dont j’ai apprécié la lecture. C’est une belle découverte.

L’histoire qui naît entre Carmen et Waël est pour moi vraiment secondaire, tant j’étais plutôt prise par l’histoire et ce qui allait arriver à Carmen. En tous les cas, son histoire d’amour lui a donné une force qu’on n’aurait presque pu ne pas soupçonner. Mais toutes ces années chez ses parents dont ils faisaient d’elle une prisonnière, ne sont-elles pas justement ce qui va lui permettre de réveiller tout son potentiel ?

Je regrette presque qu’on ne sache pas ce qu’il arrive en détail aux parents de Carmen. Un court résumé en parle et c’est dommage. J’aurai voulu plus de détails sur eux. Notamment sur ce père qui se noie dans l’alcool. Chez moi, un rien entraîne des questions (je sais je suis bizarre). 

Je me suis presque imaginée la maison, la rue, le lycée de Carmen. Et c’est presque marrant parce que je la verrais presque vivre dans un autre temps, au grand air, aux Etats-Unis. J’ai bien dit presque, car Carmen est privée de choses de notre temps, portable, vêtement à la mode.

En tous les cas au début du livre on ne s’attend vraiment pas à où on met les pieds, ce livre vous tiendra en haleine du début à la fin et pour connaître la suite, rendez-vous au tome 2.

L’espoir

Nous espérons tous vivre de très nombreuses années.

Angélique, jeune et brillantissime chercheuse malgré une sensibilité exacerbée, semble sur le point d’exaucer tous ces espoirs d’immortalité.

Mais dans un monde porté par des progrès scientifiques et pharmaceutiques spectaculaires, comment toucher du doigt ce rêve et ignorer les impacts associés ?

Brisé par la disparition de son épouse et de son fils six ans plus tôt, Marc, ex détective, sombre quant à lui chaque jour un peu plus vers le néant, loin des préoccupations médicales et des luttes de pouvoir qui agitent le monde extérieur.

Cependant, alors que le chaos lui ouvre grand ses portes, il se retrouve malgré lui sur la piste d’une jeune femme présentée comme une légende, une vagabonde, une menace dans un monde enfin en paix. Enora … Nul ne la connaît mais tous la recherchent.

La retrouvera-t-il assez tôt pour éviter le pire ?

A l’écoute du murmure qui enfle, il enquête et tente parallèlement de retrouver sa fille, elle-même abandonnée à propre son sort depuis le drame familiale.

Mais qu’est-elle devenue entretemps ?

Et si l’espoir renaissait, au moment le plus sombre de votre vie, au cœur d’un automne froid et pluvieux …

419 pages

Auteur : Thomas Labrosse

Editions : Librinova

Tome 1 : L ‘Origine du murmure

Mon avis :

Je crois que c’est l’une des premières fois où j’ai autant de mal à me prononcer sur un livre que je viens de lire.

L’histoire est très bien écrite, l’écriture est super agréable et très fluide. Pas de doute, on sent de la recherche, on sent le raisonnement et tout le travail. Une histoire construite, un fils qu’il faut suivre. Et pourtant…

Il y a de nombreux personnages et c’est un peu cela qui m’a perturbé. On passe de l’un à l’autre très régulièrement. Au début, on plante des décors, des actions qu’il faut suivre car sinon gare vous allez justement perdre ce fil.

C’est tout cela qui m’a perturbé. Trop d’actions, qui se suivent et qui ne vont pas forcément ensemble. Trop de personnages qui n’ont pas de lien les uns avec les autres, si ce n’est vivre dans la même ville.

Et pourtant, c’est justement ce que j’ai cru à un moment. Et c’est là qu’on ressent tout le travail derrière ce livre.

C’est ce qu’on nous fait croire. Car tout se tient.

Et oui, tout cela à un sens, tout cela à un chemin qui va donc vous tenir en haleine. Tous ces personnages sont liés, mais à quoi. Je ne vais pas spoiler donc je vous laisserai le découvrir par vous même.

Toutefois, je suis sceptique. Car oui c’est un livre intéressant et rondement mené mais je regrette qu’on tire dans la longueur. J’aurai voulu plus d’action, que certains dénouements aillent plus vite ce qui m’aurait peut-être permis de me projeter plus dans le livre. Cela donne parfois un effet répétitif qu’il aurait fallu enlever.

Donc pour conclure, il faudra être patient pour arriver jusqu’au dénouement final, mais vous passerez un bon moment avec ce livre rempli d’espoir.