Vérité

Quand Louise voit sa mémoire d’éléphant prendre la poudre d’escampette, sa vie bascule.

Habitante d’un quotidien qu’elle ne supporte plus, elle jongle entre une mère tyrannique et un compagnon manipulateur, sans réussir à enlever ses œillères.

Il lui faudra un électrochoc, envoyé du ciel par son père défunt, pour faire voler en éclats toutes ses croyances et lui permettre d’affronter ses bourreaux.

Mais le chemin vers sa libération ne sera pas sans embûches. Entre la découverte d’un secret de famille inavouable et un voyage au cœur de New York, Louise nous emmène dans ce périple douloureux qu’est la résilience.

Parviendra-t-elle, au milieu de tout ce tumulte, à se retrouver enfin ? Finira-t-elle par devenir l’actrice de sa vie, à défaut d’en être la spectatrice ?

Titre : Les oeillères de l’éléphante

Auteur : Laurie Heyme

Date de parution : 22/12/21

Nombre de pages : 195 pages

Editeur : Librinova

ISBN : 978B09P1RW97C

Merci tout d’abord à l’autrice pour la proposition de lecture de son livre.

« Les enfants ont toujours cette faculté déconcertante à vous ramener au présent et à vous rappeler que tout n’est pas si grave parfois et que ce sont nous, les adultes, qui dramatisons la plupart des situations »

Extrait « Les oeillères de l’éléphante »

Je me suis plongée dans l’histoire de Louise sans avoir vraiment lu le synopsis. Et puis j’ai fait sa connaissance. Louise aurait pu être une copine, l’amie sympas mais qui au fond d’elle vit dans le dénie total que sa vie pourrait être bien meilleur si elle acceptait de voir en face ce qui ne va pas. Enfin surtout si elle acceptait de dire à sa mère tyrannique qu’elle l’est et de voir en face que son mec la trompe.

On découvre une Louise un peu effacée et qui se laisse mener par le bout du nez sans jamais trouver sa place dans son couple ou dans sa famille. J’ai bien aimé le personnage, car elle est embarquée dans une vie comme une personne qui survit. Comme si tout le monde pouvait mieux penser qu’elle et surtout savait mieux qu’elle ce qui est bien pour elle.

Un choc qui va tout changer

Louise est à l’aube de sa vie et un événement va lui faire perdre la mémoire, pour mieux repartir dans une vie qui lui ressemble enfin.

Et si finalement il n’y avait que du bon et que cette remise en question ne pouvait qu’aider Louise a tout savoir de sa vie, de sa famille et de ce non-dit qui a tout gâché.

« La vie est un difficile combat. Quand on vient au monde, personne ne nous prévient. Personne ne nous met en garde sur ce que nous allons devoir affronter. Nos parents, ces personnes censées être adultes, ne prennent pas conscience que tous leurs actes ont des conséquences directes sur nous, leurs enfants »

Extrait « Les oeillères de l’éléphante »

Et si finalement la vérité était à dire et expliquerai tout sur cette famille et pourquoi depuis longtemps la mère est devenue une femme tyranique, une soeur qui a mis de la distance en traversant l’Atlantique et si Louise resentait encore ce manque de paternel comme une déchirure.

Chacun pourra juger de cette vérité qui mènera le livre vers sa conclusion. Fallait-il que cette famille se déchire ou finalement cette famille est-elle une famille unique qui devrait être soudée autour de cette histoire qui nous est partagée ici ? Autant de questions sur lesquels je vous laisse et je vous invite à décider par vous-même après la lecture de ce livre.

Avis :

Une plume sympathique et légère permet de lire ce livre rapidement. Idéal en cette saison pour s’installer sur une chaise longue dans le jardin ou sur une serviette en bord de mer.

L’histoire est prenante et comme on s’attache à ce petit bout de femme, on a du mal à lâcher le livre avant de connaître la fin. Les rebondissements aussi imprévisibles qu’étonnants font que vous passerez un bon moment.

Protéger

À la fin de ses études supérieures, Laura rejoint sa première affection d’assistante sociale. Le quotidien de la jeune femme est bouleversé : quitter les grands-parents qui l’ont élevée pour bâtir sa carrière s’avère plus difficile que ce qu’elle avait imaginé.

En quelques mois, Laura affronte les difficultés de son métier, noue de nouvelles amitiés, et connaît les débuts d’une idylle. Grâce à son obstination, elle exerce le métier de ses rêves. Pourtant, un grand vide occupe son cœur. Que s’est-il vraiment passé lors de l’accident mystérieux qui a coûté la vie à ses parents ?

Titre : l’enfant sacrifié

Auteur : Marielle Spenle

Date de parution : 23/02/22

Nombre de pages : 371 pages

Editeur : Librinova

ISBN : 9791040502616

Quel livre, quelle histoire touchante.

Il m’a fallu peu de page pour en prendre plein la figure et me dire qu’il faudrait que je m’arme d’un certain détachement pour ne pas sombrer face à cette réalité

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre aussi ancré dans le quotidien et c’est l’une des raisons pour laquelle je l’ai autant aimé.

Le livre raconte l’histoire de Laura Meyer, jeune assistante sociale fraîchement débarquée de l’école vers son tout premier poste.

Au fil des jours nous la retrouvons entre chez elle, les bureaux où elle reçoit les personnes venant demander son aide et les différents lieux qu’elle doit contrôler ou protéger. Nous faisons aussi connaissance avec ses collègues et une grande amitié nait avec certaines d’entre elles.

Des histoires bouleversantes

L’histoire qui m’a le plus bouleversée est celle de Mickael. Cadet d’une fratrie déjà dispersée et confiée aux services sociaux. Mickael est retrouvé dans la rue pied et ramené à son domicile par la gendarmerie.

L’histoire personnelle de Laura en fond de livre

Laura n’a pas mené une vie simple. Lorsqu’elle avait 8 ans, ses parents ont eu un accident de voiture et elle a été la seule rescapée. C’est ses grands-parents qui l’ont élevé. Au fil du livre, nous apprenons également à découvrir ces deux personnages dont l’amour débordant pour Laura n’est pas à mettre en doute. Pourtant un grand secret va finir par être dévoilé et il m’a complètement bouleversé. Mais sans doute présage-t-il d’un tome deux.

Une romance en fond

Laura rencontre pour la première fois Fred lorsqu’elle doit aller récupérer Mickael. Fred est gendarme de son état et lui aussi a un lourd passé. Arriveront-ils à mêler cette petite partie d’eux qui restent en suspens ?

Un ton toujours juste

Malgré les contextes difficiles, le ton est accessible avec des mots simples et percutants  c’est ce qui le rend d’autant plus intéressant et prenant.

Une plume efficace qui m’a plu car les angles sont loin d’être arrondis dans les situations décrites. D’ailleurs dans ce cas là, le lecteur se trouve emporté rapidement dans le quotidien rarement tendre des travailleurs sociaux.

Un livre que je recommande pour son réalisme et ses histoires que l’on espère avec des fins heureuses.

Un livre qui reste sur une fin en pointillé qui pourrait donner suite à un tome 2 (je l’espère) et qui ouvre aussi chez moi une interrogation qui est vraiment l’enfant sacrifié dans ce livre Mickael, Laura ou… (à vous de juger)

Et après lui…

Résumé :

Suite à la mort de son mari, Annelise sombre dans le désespoir le plus profond. Elle déserte sa librairie, ne sort plus de chez elle et se renferme sur elle-même. Encouragée par Elsa, sa belle-s?ur, et épaulée par Sacha, son employée, elle tente malgré tout de reprendre sa vie en main.

Sa réussite est en demi-teinte jusqu’au jour où elle fait une rencontre très surprenante, qui va progressivement lui rendre le sourire et surtout le goût de l’existence.

Titre : Une autre étoile

Auteur : Mary Elise

Date de parution : 6/9/2016

Nombre de pages : 312 pages

Editeur : auto-édition

ISBN : 9782955193242

Dès les premières lignes, je me suis attachée à Annelise.

On ressent toute la douleur qu’elle porte depuis la perte de son mari.

J’ai apprécié, malgré la tristesse, que l’autrice nous fasse ressentir cela.

Et puis, au fil des pages, Annelise tente de refaire surface. C’est notamment le cas, quand elle tente de faire accepter son point de vue à sa belle soeur qui elle pense être investie d’une grande mission depuis la mort de son frère.

Une histoire pleine d’amour

Ce que j’ai très vite ressenti c’est l’amour qui se dégage d’Annelise. Et j’ai particulièrement apprécié que l’autrice aille et vienne entre le présent où le personnage tente de garder la foi et le passé où elle partageait un amour inconditionnel pour son mari. L’autrice a très bien su me tenir en haleine, même si on savait le mari décédé, face à cette histoire entre les deux personnages. Finalement, même décédé, le mari tient une grande place dans ce livre. Sans jamais être totalement présent, il est dans chaque page, dans chaque souvenir racontés.

L’amour qu’il y avait entre les deux êtres est bien décrit sans jamais tomber dans le mélo.

Des personnages qui vont tenter de soutenir Annelise dans son deuil et au début on se demande ce que va devenir ce chagrin quand arrivera-t-elle à reprendre pied et comment va-t-elle se sortir de tout cela.

C’est avec une grande douceur que l’autrice nous amène vers le deuil, pas celui où on n’oublie l’être aimé mais celui qui permet d’avancer, qui nous permet de voir que les rencontres parfois fortuites nous permettent d’écrire une nouvelle page de notre histoire, sans jamais effacer la précédente.

Une belle histoire avec laquelle j’ai passé un bon moment, jamais totalement triste et surtout souvent étonnante.

Douleurs

Résumé :

Jehan se construit en s’imprégnant de ses lectures comme pour s’éloigner du monde qui le submerge de douleurs et d’une fatigue récurrente. De sa mère à sa fille, sept femmes ponctuent son chemin d’homme. De l’enfance à l’âge adulte, il traverse ses initiations, autocentré sur sa plainte privilégiant la vie artificielle des héros de ses lectures à la réalité sensible des êtres qu’il croise.

Les sept douleurs de Jehan : la première est la douleur de l’humiliation de l’agneau, de la victime propitiatoire ; la seconde est la douleur du rejet, la blessure du mensonge ; la troisième est la douleur de l’abandon et du passage de l’enfance à l’état adulte ; la quatrième est la douleur de la honte de ne pas avoir été à la hauteur ; la cinquième est la douleur physique dans un châtiment non mérité ; la sixième est la douleur de la vie, de la naissance de l’enfant, de la joie, du partage, de l’accueil de l’amour ; la septième est la douleur de la mort, du deuil qui ne sera jamais fait.

Titre : Un homme fatigué

Auteur : Jean Gilles Galliano

Date de parution : 15/02/2022

Nombre de pages : 204 pages

Editeur : Librinova

ISBN : B09SHWKQRK

J’ai beaucoup apprécié le style d’écriture de l’auteur. J’ai dans un premier temps été surprise par ce style peu commun d’écriture mais c’est ce qui m’a intrigué lors des premiers passages et finalement ça m’a beaucoup plu. AU moins, le style ne ressemble qu’à celui de l’auteur tout en étant unique

L’histoire :

Nous sommes plongés dans une autre époque et c’est ce qui me ramène à ma première remarque.

Un style travaillé avec soin par l’auteur pour un personnage que l’on va suivre sur plusieurs années de sa vie.

Un personnage attachant et qui grandit rapidement entre les pages de ce livre des déchirures vont doucement écailler son cœur : départ à l’internat, un premier amour, un départ pour le service militaire puis ensuite un départ sur les routes pour trouver sa voie.

A chaque étape le personnage a des peines qui le poussent vers un nouveau départ, vers un nouveau cap à passer vers un chemin à trouver, vers la vie qu’il doit mener.

On le découvre enfant puis adolescent et enfin dans sa vie d’adulte jusqu’au dernières pages du livre qui m’ont surpris et auxquels je ne m’attendais pas.

Les personnages :

Ce que je remarque c’est que l’auteur parle fort peu des parents du personnage. Il en parle mais j’ai l’impression d’avoir découvert sa mère à la toute fin de l’histoire. 

Les amis que le personnage se fait au fil des pages prennent doucement place dans le cœur de Jehan. Avec eux sa vie va prendre un autre sens, il va envisager d’autre chose que son cercle familial que ce que ces parents espéraient pour lui, car Jehan souhaite vivre sa propre vie, même s’il ne sait pas encore laquelle..

J’ai bien aimé ce livre et je vous le recommande car il est très agréable à lire.

Un livre que je recommande.

Une comédie professionnelle et engagée !

Bertrand, cinquantenaire célibataire, parcourt la France de chantier en chantier comme conducteur d’engins. Jusqu’au jour où il se blesse au genou…

Non seulement il souffre, mais il est mis devant le fait accompli : le DRH lui impose un poste de chargé d’environnement pour raccourcir son arrêt de travail.

Commence pour notre héros une nouvelle vie dans des bureaux d’entreprise : il va devoir se mettre à l’informatique, et surtout promouvoir l’écologie alors qu’il ne s’y est jamais intéressé. Dans cet univers inconnu, sur qui peut-il réellement compter pour garder son job ?

Bertrand n’a pas les codes et enchaîne bourde sur bourde mais s’accroche. Et si finalement, la meilleure personne pour croire en lui, c’était encore lui-même, à condition de changer le regard qu’il se porte ?

Elise Saurel détaille avec humour et délicatesse les relations interpersonnelles dans le monde feutré des sièges sociaux, avec ses codes, ses alliances, son agressivité maquillée.

Vous voulez vous évader de votre quotidien ? Lisez les aventures de Bertrand, antihéros attachant et inspirant !

Auteur : Elise Saurel

Titre : Muté malgré lui

Sortie le : 09/11/21

Nombres de pages : 166 pages

EAN : 9782958071417

Accident de travail :

Bertrand, homme de chantier, se retrouve plâtré et donc coincé chez lui.

Et pourtant il ne va pas y rester longtemps. Il saute sur l’occasion de faire autre chose quand le DRH de sa société lui propose un poste au siège social.

Un monde bien différent s’ouvre alors à lui. Des tonnes de choses à découvrir et surtout s’en sortir selon les codes du siège social qui sont totalement différent de ceux des chantiers, des travailleurs chaussés de chaussures de sécurité contre les belles chaussures cirés des encravatés du siège.

S’en sortir face au bureau et à la souris.

Kesako tout ça, qu’est-ce que ce langage barbare qui ne parle qu’à ceux qui passent leur journée devant un ordinateur, devant la machine à café et qui n’ont rien d’autre à faire dès le matin savoir avec qui ils vont déjeuner le midi.

Oui j’exagère, mais si peu.

En fait, je me suis demandée s’il était arrivé la même chose à mon père, qui a longtemps travaillé sur les chantiers: comment s’en serait-il sorti ?

Et je me suis revue en train de lui expliquer ce qu’était une souris, un bureau, etc comment aller un ordinateur, envoyer un mail.

Aujourd’hui, nous vivons avec ses outils mais étant dans un bureau à l’écoute de personne à qui il faut expliquer qu’il faut envoyer des documents de façon dématérialisée, on se rend compte alors du gouffre parfois entre des utilisateurs avertis et des personnes qui ne maîtrisent pas les nouvelles technologies.

Ce que j’ai aimé c’est que finalement Bertrand prend sa mission très à coeur, qu’il s’accroche et ne baisse pas les bras. Il essaye de tirer le meilleur de cette expérience temporaire même si rien n’était couru d’avance ou facile.

Un livre court qui se lit très vite et vous fera sourire. Un accident peut finalement permettre une expérience enrichissante et de belles rencontres.

Plongez dans l’enquête

La conservatrice d’un musée d’art asiatique disparaît soudainement à Lausanne lors de la traditionnelle Nuit des musées. Ses parents, les propriétaires d’un prestigieux domaine viticole, signalent aussitôt sa disparition.

Comment Adèle Galland, une jeune femme décrite comme brillante et au passé sans histoires, a-t-elle pu disparaître sans crier gare ? Sa sœur Marion, aussi incorrigible qu’acharnée, aide la brigade locale à se saisir de l’enquête, secouant tout le gratin lausannois.

Loin de la quiétude de la ville, elle les mènera hors des frontières, loin des sentiers battus ; jusqu’aux confins des monts aux neiges éternelles.

Titre : Les montagnes se rencontrent aussi

Auteur : Chloé Andrieu

Editeur : Librinova

Nombre de pages : 232 pages

Date de parution : 13/12/2021

EAN : 978B09NL8TW6Z

J’ai découvert ce livre dans le cadre du jury des lecteurs de librinova 2022.

L’histoire commence assez simplement par un déjeuner en famille : les parents et deux sœurs Adèle et Marion.

Deux sœurs que tout semble d’ailleurs opposées à la vue de leur chamaillerie.

Et puis l’histoire nous mène doucement vers la disparition de l’une d’entre elle sans explication sans trace elle disparaît tout bonnement des radars et les parents vont donc tirer la sonnette d’alarme à l’hôtel de police le plus proche.

Et puis très vite, on rentre dans l’enquête où est-elle partie, a-t-elle été enlevé ou est-elle partie de son plein gré mais pour aller où et pourquoi ?

L’autrice va donc nous mener dans l’enquête très bien ficelé entre passé et présent pour retrouver à tout prix cette jeune femme sans histoire.

Un découpage dans le temps :

Afin de suivre les évènements et surtout l’enquête, le texte est découpé en petit chapitre laissant à la fin de chacun d’entre eux un suspense qui donne rapidement envie d’en savoir plus. De ce côté, là j’ai été tenu en haleine et j’avais hâte de savoir ce qu’il en était de comprendre où voulait nous amener l’autrice et ce qu’il était arrivé à Adèle.

De ce côté, l’auteur a bien su mener son intrigue. Sa plume fait le reste simple et efficace.

Ce que j’ai un peu moins aimé c’est cette soeur un peu partout dans l’enquête et toujours tenu informé des moindres pistes. Ce qui n’est à mon sens pas très réaliste. J’ai trouvé que ce personnage mène plutôt le livre vers le côté romance de l’histoire, malgré tout pas désagréable et qui donne un ton léger.

Les pistes :

Ce que j’ai apprécié c’est que l’autrice nous laisse à penser que plusieurs pistes sont possibles et j’ai été prise au jeu de croire en certaines jusqu’à me faire avoir.

Mon avis :

Un livre agréable à lire avec lequel j’ai passé un bon moment. Une enquête simple et efficace et qui se lit très vite grâce à un rythme soutenu et une fin inattendu et bien mené.

Notes pour l’auteur :

Quelques coquilles ou quelques corrections à faire mais c’est un livre qui m’a fait passer un bon moment

Thriller court

« Jade est une brillante étudiante en journalisme, elle a 25 ans et ne veut aucun homme dans sa vie. Sauf que ? elle ne se souvient de rien !Totalement amnésique suite à un accident de parapente qui aurait pu la tuer, elle décide de réintégrer son ancienne vie. Elle va découvrir des facettes d’elle-même qu’elle va détester et fera tout pour retrouver ses souvenirs.À ses risques et périls? »

Auteur : Laura Wilhelm

Titre : Souvenirs introuvable, Tome 1 : Jade

Sortie le : 02/12/2018

Nombres de pages : 75 pages

EAN : 978B07L2Z5DLG

L’histoire débute tout d’abord lentement.

Une jeune femme se réveille dans un lit d’hôpital et elle se rend vite compte qu’elle ne se souviens pas de qui elle est et de ce qui a pu lui arriver ?

Rapidement on se rend compte que la jeune femme a du caractère et d’ailleurs a plusieurs reprises on l’a retrouvé dans des faces à faces conflictuelles. Toutefois, il arrive que certains personnages l’apprécient pour ce qu’elle est, mais comme elle ne se souvient de rien c’est assez problématique pour elle et cela ne l’aide malgré tout pas à se rappeler quoique ce soit.

Au fil des pages, des souvenirs, sous forme de flash, viennent nous offrir des indices sur son passé qui pourra nous faire comprendre cette fin qui arrive finalement très vite. Peut-être même trop. Le fait que le livre soit court nous permet de le lire en une seule traite, et le fait qu’il soit court fait que certains passages ne sont pas assez développés tout comme les personnages.

Par exemple : Jade est à l’hôpital et ses parents viennent lui rendre visite pour partir se reposer chez eux et repartir. On apprend alors qu’elle avait décidé, il y a deux ans, de partir faire ses études à plusieurs centaines de kilomètres surtout pour y être indépendante et retrouver un frère dont j’ai trouvé le personnage trop peu développé.

Les parents auraient sans doute permis de mieux comprendre la psychologie du personnage principal et mieux connaître son passé, le fait qu’elle soit partie de chez eux sans leur demander de l’aide.

L’autre partie qui aurait mérité d’être développée et le fait qu’elle soit toujours si brutale dans ses propres avec les autres et d’ailleurs aussi avec les hommes. Un personnage plus étoffé auraient donné des réponses et aurait permis de plus s’attacher à elle.

La fin quant à elle est assez prévisible et tout ces mystères pour cela me laisse assez sceptique. Premièrement parce qu’il reste des erreurs de répétitions, de transitions entre certaines parties et/ou d’incohérences dans celui-ci.

Une personnage précurseur

Wanda regarde sa bague de fiançailles. Elle observe les éclats de diamant se réfléchir sur la fenêtre du train. Elle est magnifique. Après Boris, c’est ce qu’elle détient de plus précieux. Elle a tout fait pour la sauver des révoltes bolchéviques. Le jour où ils avaient pillé leur appartement de Saint-Pétersbourg, elle avait glissé la bague d’Igor dans son corsage. Au moins, elle était certaine que les émeutiers ne l’emporteraient pas sans elle. Elle réfléchit. Ce train est son destin. Elle a l’impression d’avoir déjà vécu ce moment, comme un rêve qu’elle réalise. Ce paysage qui défile, elle l’a déjà vu. Cette langue française des voyageurs, elle l’a déjà entendue, et elle la parle et la comprend depuis ses années à Lausanne. Ce réconfort qu’elle espère trouver en France, elle l’a déjà ressenti. Comme si tout avait été écrit. Serait-ce le début d’une vie nouvelle ?

Titre : Il était une fois Wanda

Auteur : Alan Alfredo Geday

Date de parution : 06/04/2021

Nombre de pages : 142 pages

Editeur : Geday

ISBN : 9798712906567

Retour dans le temps :

Ce livre est inspiré de la vie de Tamara de Lempicka et j’ai aimé découvrir son histoire. J’avais vu plusieurs œuvres de ce peintre sans jamais vraiment m’y intéresser. Grâce à ce livre, j’ai donc découvert ce personnage et fait quelques recherches après la lecture de ce texte.

Quand tout commence :

L’histoire débute sur un évènement tragique. Wanda doit fuir. Son fils dans les bras, elle se laisse porter jusqu’à Paris en serrant contre elle, ce qui lui semble être la chose la plus chère à son cœur : une bague de fiançailles. Sans le sous, elle arrive donc à Paris qui va vite s’avérer une ville où il va lui falloir faire sa place si elle veut survivre.

Le ton :

Ce que j’ai aimé, c’est la plume et le ton employé par l’auteur. Une histoire prenante et j’ai eu l’impression de me plonger dans une époque plus légère que celle que nous vivons actuellement et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle j’ai aimé ce livre. Certains passages me font penser aux titis parisiens avec leur façon de parler propre à la capitale et à leur rang de bobos. J’ai glissé lentement dans les rues de Paris haute en couleur que les artistes pouvaient arpenter à l’époque.

Un travail de recherches :

Même si l’histoire n’est qu’une inspiration de la vie d’une personne ayant réellement existé j’ose imaginer les heures de recherches pour restituer les contextes et les personnages dans leur époque dans un Paris d’un autre temps de l’entre deux guerres.

On y croise du beau monde :

Lorsqu’elle quitte le Russie, Wanda n’est encore personne aux yeux des français et pourtant très vite elle va trouver sa place dans le Paris des artistes. De rencontre en rencontre, de soirées en soirées, jusqu’à son atelier, elle va croiser Jean Cocteau, Suzy Solidor ou encore Colette,…

Mon avis :

J’ai apprécié la lecture de ce livre et je remercie une nouvelle fois @alanalfredogeday de me l’avoir fait parvenir. J’aime toujours autant sa plume fluide et douce, laissant bien transparaître les émotions de ses personnages.

J’ai aimé me perdre moi aussi dans les rêves de cette femme qui retrouve sa force et sait faire les choix pour mener sa propre vie quitte à faire parfois des sacrifices difficiles.

J’ai aimé découvrir cette femme libre en avance sur les moeurs de l’époque, une femme percurseure.

Je recommande donc ce livre qui est une nouvelle fois, grâce à la plume de cet auteur que j’ai toujours autant de plaisir à retrouver.

Vers la vérité

Paul est jardinier au parc de la Tête d’or à Lyon. Victime d’un grave accident de la route une dizaine d’années plus tôt, Paul s’est réveillé, au terme d’un long coma, miraculeusement indemne mais amnésique. Il a appris à vivre avec ce handicap.

Malgré les fissures et les tensions au sein de leur couple, Chris, sa compagne, lui offre un vin rare au restaurant Le Cinquième Sens. En le dégustant, Paul a la vision précise d’un souvenir antérieur à son accident. Il a déjà goûté ce vin… avant. 

Au cours de cet automne, des bribes de « son ancienne vie » lui reviennent peu à peu, toutes liées à ses cinq sens. Mais Chris reste muette aux questions de Paul sur son passé.

Que lui cache-t-elle ? Pourquoi ? 

Paul va alors tenter de rassembler les pièces du puzzle de sa mémoire morte, quitte à faire voler en éclat l’équilibre de son existence.

Titre : Le cinquième sens

Auteur : Vicenç Belledame

Date de parution :  10/01/2022

Nombre de pages : 221 pages

Editeur : Librinova

ISBN : 9791040500261

Vers la vérité :

Les 5 sens, c’est selon ces critères que Paul va doucement glisser vers la vérité.

Qui est cet homme qui se réveille, sans souvenirs, après un long coma ? Quel souvenir de sa vie passée lui reste-t-il ?

Et si finalement n’était que mensonge ? Et si sa vie avait été tout autre avant cet accident ?

Un puzzle :

C’est grâce aux pièces que Paul va doucement pouvoir glisser vers ses souvenirs qui lui font défaut.

C’est une lecture prenante et en tant que lectrice je me suis doucement prise également sur les traces de ce passé qu’il a oublié.

Un lien en filigrane :

On peut se demander dès le début ce qui lie ces personnages mais je n’ai pas réussi tout de suite à mettre le doigt dessus. J’ai apprécié ne pas deviner ce qui allait se passer dans les dernières pages et pour cela je félicite l’auteur.

Un lieux :

Il y a un lieu qui semble le point central de retrouvailles c’est ce restaurant tenu par Malika. Tous les personnages s’y croisent sans jamais se voir. N’est-elle pas celle qui voit son monde vibrer de secrets et être le messager de vérité ?

Mon avis :

Ce que j’ai aimé dans ce livre c’est qu’on soit sans cesse au côté des différents personnages et que l’auteur nous mène les uns vers les autres mais pas toujours dans les mêmes moments. Les indices sont distillés avec parcimonie, nous faisant douter à chaque moment, se perdant parfois les certitudes que nous avions sur une vérité que l’auteur est le seul à maîtriser. Un livre donc que je recommanderai pour ceux qui aime les enquêtes et les secrets.

Un feel good polaromance

L’inspecteur Arik vient d’être transféré à un nouveau poste.

Son supérieur est formel : c’est sa dernière chance dans les forces de l’ordre. Son tempérament fougueux et irresponsable lui a presque valu une mise à pied définitive. Alors, cette fois-ci, il s’est promis de ne plus faire de zèle. Mais voilà que la belle Aneria et son chat disparu débarquent dans sa vie et bouleversent tous ses plans.

Ce qui ne devait être qu’une banale histoire de chat perdu se transforme vite en véritable cauchemar.

Il s’engouffre dans les rues noires de la ville, se perd dans ses plus sombres travers. Sur les traces d’une menace terrifiante, l’inspecteur Arik arrivera-t-il à protéger Aneria ?

Titre : Royal Cat

Auteur : Mylène Ormerod

Nombre de pages : 356 pages

Date de parution : 01/05/2018

ISBN :  9782981653635

J’aime les chats, j’aime les romances, un cocktail qui pourrait me plaire.

Les personnages :

Le roman va tourner principalement autour de deux personnages : Aneria et Arik.

Elle la demoiselle en détresse qui vient de nouveau de perdre son chat, ce coquin, qui ne cesse de lui faire peur en oubliant de rentrer à la maison

Lui, le nouvel arrivé du commissariat, sexy à souhait et parfait personnage de romance.

Pourtant, je n’ai pas réussi à m’attacher ni à l’un ni à l’autre. J’ai trouvé l’évolution de leur relation entre haine au début et séduction très rapide et improbable. J’ai même trouvé les chapitres justement, ou l’un et l’autre se jauge bien trop longue, mettant ainsi l’enquête de côté.

De plus, quel commissariat ferait une enquête sur un chat qui ne rentre pas au petit matin, même si la maîtresse de l’animal est une habituée et une protégée du plus haut des gradés ?

De plus, que Aneria soit mêler à l’enquête me parait encore plus improbable, quel enquêteur, inspecteur, etc laisserait un civil prendre des risques ?

Le côté polar :

Ce côté là du livre est bien plus intéressant et je regrette qu’il ne soit pas plus développer et ne prenne pas le dessus du livre.

Les scènes sont très bien décrites et totalement flippantes. La plume de l’auteur y fait et la fluidité du récit le rend facile à lire. Toutefois, j’ai trouvé les scènes trop longues et j’ai eu l’impression de tourner en rond alors que le début m’a paru prometteur. Deux personnages qui se tournent autour presque pas ne donne pas d’évolution au texte et traîne en longueur.

J’ai donc préféré les scènes glauques, glaçantes qui donnent plus de profondeur au livre. La deuxième partie m’a donc plus plu que la première.

C’est là que le dénouement va doucement nous glisser sur plusieurs pistes et l’autrice a bien su nouer des mystères en totale cohérence jusqu’au dénouement.

Mon avis :

Malgré tout, j’ai trouvé ma lecture mitigée. Il est agréable à lire mais les personnages m’ont moins plus et je n’ai pas réussi à m’attacher.

La plume de l’autrice rend le récit agréable mais un peu long à mon goût.

La partie polar reste à mettre en avant.